07 décembre 2009
L'hiver passe!
03 novembre 2009
Le circuit des 3 villages(suite)
Par un beau dimanche de novembre, en redescendant d'Aas
C'est déjà l'hiver pour certain
Un joli coin repas
Avec belle vue sur montagne
Temps de repos pour l'un
Impatience pour l'autre
Retour au point de départ: Béost
Un superbe village au pied de la montagne verte
Que dire de plus:
Quand le pierre parle d'elle même
28 septembre 2009
CETTE
C'est un petit village niché dans la montagne. Autrefois, seul un chemin dallé existait pour arriver là. Aujourd'hui, une route goudronnée nous y amène. La route s'arrête là, au pied de l'église:
Aussitôt la dernière maison dépassée, le ton est donné, ça va grimper dur, et des rencontres sont possibles:
En face, tout en haut, en gris, le pic de Pèneblanque.
Autrefois, avant que la montagne ne jaillisse de terre, ici il y avait la mer:
Ici, nous pouvons admirer un site géologique, chaque partie de montagne est un témoin d'une vie passée.
C'est ce qui m'enchante le plus dans ces vieilles montagnes. Les couleurs sont différentes, où que se pose notre regard. De la pointe de nos pieds jusqu'au plus loin à l'horizon, c'est une cascade de couleurs.
L'église en contrebas:
Ci-dessous, une photo très intéressante. Nous pouvons voir plusieurs U (ou V au choix) dessinés dans la montagne.
Il faut imaginer qu'à l'ère glacière, ces U étaient remplis de glace, formant un glacier gigantesque, entouré de montagne.
Un fleuve de glace jusqu'à l'horizon:
De l'autre côté de cette brèche c'est le crique de Lescun, légèrement voilé ce matin:
Le sentier se termine par une muraille de roches:
En face, un paysage de verdure. Le plateau de Lhers. Contraste étonnant, avec le gris du pic qui culmine derrière:
En redescendant, je n'ai pas rencontré l'ours, mais j'ai vu les brebis faire la ronde:
Je garde le meilleur pour la fin.
J'ai rencontré mon arbre tout là-haut, ils s'était accroché à même la montagne pour ne pas plier sous le vent et la neige en hiver (photo non truquée) :
08 septembre 2009
A la plage en septembre
Le sable est chaud mais pas brûlant
A la plage, en septembre, le temps s'arrête.
Il y a des livres dans les paniers 
A la plage en septembre, on prend le temps d'observer
Une enfant qui joue dans le sable
Un petit qui croise un grand
A la plage en septembre, on attend.
La grande vague pour les adultes
La petite vague pour les enfants 
31 juillet 2009
Pause
Blog en pause pour une heure, un jour, une semaine, un mois, une éternité?
Blog en pause de mots, remplacés par des arrêts sur image.
16 juin 2009
Trop!
Ai-je oublié de penser à toi une seule minute aujourd'hui?
Sans doute!
Tu dirais: quelle importance!
Ai-je pensé à toi tout au long de la journée?
Je ne crois pas!
Tu dirais: baï cagat! ça va changer quoi?
T'ai-je dit plusieurs fois dans ma tête: "Tu me manques"?
Pas assez je pense.
Toi tu dira: "T'as pas autre chose à faire?"
Me suis-je répétée "Je t'aime maman" suffisamment?
Oui, puisque j'en ai pleuré.
Toi, tu rirais: "Tu veux me faire chialer moi aussi?"
Il se trouve qu'aujourd'hui j'ai besoin de toi maman.
Je veux qu'on pleure ensemble, je veux te consoler, je veux que tu me consoles.
Je veux que tu me dises ta confiance, ton courage.
Maman, demain, ma soeur, mon aînée, rentre en clinique.
Putain de sclérose en plaques qui veut la mettre à terre.
Je sais, tu vas me dire: elle a déjà connu ça, tu la connais ta soeur, solide comme un roc, elle ne pliera pas!
Et moi je reste là, devant ce clavier à parler à une morte.
Une morte dont l'anniversaire serait aujourd'hui,
Un morte qui ne peut me voir pleurer, rager.
Parce que ma soeur, l'unique, la seule, celle que j'aime de tout mon coeur,
celle qui a partagé mes rires et mes pleurs, celle qui m'a protégée, choyée, aimée.
Cette soeur que j'aime au point de ne pas savoir comment lui dire que j'ai peur, de la voir, de la toucher, de l'aimer.
Mais cette soeur qui est seule à partager l'immense amour que nous avons pour toi.
Elle n'a pas besoin de moi pour affronter cette putain de maladie.
Elle, elle veut juste que je lui dise je t'aime.
Je voudrais faire tellement mieux.¨
être meilleure.
Je l'ai, cette envie au fond de moi, alors pourquoi elle reste là?
Régine, Régine , lis ce blog, lis que je t'aime, lis que je me sens nulle, lis que je t'admire, lis que ton mal, je pourrai le prendre, le porter, à ta place s'il le fallait. Si on m'enlevait, cette putain de peur qui me ronge, cette putain de peur des autres!!!!!!!!!!!!
02 juin 2009
Sur les traces de la marmotte
Pollux aime la neige
Moi, les fleurs haut perchées
Le silence et le vent de face nous aide
En voilà une qui ponte le bout de son nez
Un peu plus bas près d'un ruisseau
Elle est là, curieuse et confiante
Puis, à la vue du chien, disparaît dans son terrier
Je ne peux plus vivre sans la montagne près de moi
J'y trouve des trésors
Sans cesse renouvelés
15 avril 2009
En bois blanc
J'ai été crée par un ébéniste, amoureux de son métier, et fier de ses enfants. Je suis à l'identique des plus belles chaises en osier sorties de son atelier, voilà maintenant bien longtemps.
J'ai fait le bonheur de ses enfants, puis de ses petits-enfants. Ainsi je suis passée de main en main jusqu'à ce qu'on m'oublie dans un grenier, remplacée par des jouets mécaniques, puis électroniques.
Sous ses toits humides et sombres, je me suis usée, jusqu'à ce que je sois envoyée dans un vide grenier.
Je m'y morfondais depuis des mois, personne ne voulant de moi, vieille chaise, petite et sale, couverte de poussière.
Je n'avais plus aucune valeur, les parents préférant à ma vieille paille défraîchie un ensemble table et chaise plastique, inusable, même pour les mains maladroites de leurs chérubins. Plastique qui se nettoyait à l'eau savonneuse et se jetait à la première crise préado.
J'étais au milieu d'un fatras de fauteuils éventrés, de coussins en cuir noir de crasse et de vieilles casseroles rouillées. Elle est venue directement vers moi. Grâce à elle, j'allais reprendre une place de choix et faire le bonheur d'une merveilleuse petite fille aux yeux verts, qui prendrait soin de moi.
20 ans après, je me suis écaillée un peu plus, mais je suis toujours là.
Je l'attends, dans une petite chambre mansardée, près d'un vieux, très vieux coffre en bois, trouvé aussi dans un vide grenier.
Je ne suis pas inquiète. Ici je sais que j'ai ma place. Elle a repeint le vieux bureau et la vieille étagère. Elle a récupéré un très vieux fauteuil en bois auquel elle a donné une deuxième jeunesse.
Moi, elle me laisse telle que je suis, même si je vieillis mal.
Vous savez pourquoi? Je lui ai posé la question, et voici ce qu'elle m'a répondu:
A chaque fois que je rentre dans cette chambre, chaque objet, chaque meuble me raconte une histoire.
L'histoire que tu me racontes toi, petite chaise d'enfant, c'est celle d'une petite fille de 3 ans.
Elle a sa mine réjouie, un chapeau sur la tête, et un sourire aux lèvres.
Elle trempe son pinceau dans le pot avec application.
Elle te peint de blanc avec délectation.
C'est à ce moment que j'ai pris la photo.
Elle avait un grand tee-shirt gris, emprunté à son père.
Je l'ai laissée faire, j'ai gardé toutes les imperfections.
Elle était si fière de son chef d'oeuvre.
Elle te redonnait vie de sa main hésitante.
Et moi, je l'aime tant.
10 avril 2009
Le recul nécessaire
Le recul nécessaire pour mieux appréhender nos actions passées ou présentes.
Emporté par la suractivité ou bien par l'angoisse, on s'oublie
On oublie ce qu'il y a eu de bon dans sa vie
Plus envie, plus besoin de jeter le bébé avec l'eau du bain.
Si j'avais été différente, je n'aurais certes pas pris certaines mauvaises décisions
Mais si j'avais été différente, je n'aurais pas non plus su tout ce je pouvais accomplir par amour, par fierté, ou pas simple humanité.
A l'âge où on prend du recul, je ne veux pas ne faire que constater. Je veux aussi accepter.
Mon père:
Père enfant, plus enfant que père.
De ce père je ne retiens rien. Rien que désamour, derresponsabilité, lâcheté, violence parfois.
Mais de l'enfant qu'il est? Il y a sûrement quelque chose aussi infime soit-il, qui me retient.
Pitié? Tendresse? Ou simplement désir profond que c'est cet enfant qui a empêché le père d'être.
Maman:
D'elle je ne veux retenir que tolérance, patience, simplicité, humilité.
Une force de caractère au delà du commun.
Taire ses souffrances et sourire pour cette vie qu'elle a tant chérie.
Qui mieux que moi pouvait voir au delà de ce corps trop lourd, de cette discrétion.
Comme j'ai regretté d'avoir parfois eu honte de ta mise en plis négligée, de tes tabliers à carreaux et de tes chaussures en corde.
C'est ainsi que te voyaient mes copines venues des beaux quartiers, elles dont les maisons neuves étaient entourées d'un jardin fleuri et les mères fines et jolies.
Et puis j'ai grandi, j'ai compris, j'ai accepté. Je t'ai aimée mieux aussi. Je savais tout le reste.
Le recul nécessaire m'a apporté la fierté d'aimer tout de toi, jusqu'à ta rondeur rassurante.
Je n'aurais sans doute jamais ta force tranquille mais je revendique ton humanité et ta sensibilité.

29 mars 2009
Pollux à la plage
Première sortie à l'océan.
Monologue d'un chien pas comme les autres:
J'observe.
Tu me lances le ballon?
Elle est salée, c'est normal?
Je suis poursuivi par un monstre d'écume:
Le monstre m'a eu. Il perd rien pour attendre Grrrrrrrr!:
Vas y voir que tu me piqueras pas mon ballon con!
J'suis crevé moi!
Non! Pas envie de rentrer maîtresse!
S'te plait, encore un peu:
Poils au vent, je regarde l'océan se retirer doucement
Alors, je pars, sans me retourner














































