11 décembre 2009
Biblio personnelle
Merci Valclair et Pati de me faire la pub.
Grâce à vous, mes stats explosent.
J'ai de nouvelles commandes.
Ecrire un livre, l'auto-éditer, le fabriquer d'un bout à l'autre, on peut le faire.
La preuve ici.
Je ne me lasse pas de le fabriquer.
C'est un plaisir immense à chaque fois.
05 décembre 2009
Mon père, ce veil homme
J'étais ce soir sur msn avec une amie qui a lu LE (Son? Mon? Celui qu'elle m'a commandé? Celui que j'ai écrit?) livre.
J'ai du mal à écrire « mon livre » (je trouve ce terme pompeux me concernant) surtout depuis que quelques personnes le lisent, l'ont lu, vont le lire!
C'est ridicule mais peut être est-ce simplement parcequ'il n'est pas MON livre, il a été écrit par moi, mais il ne m'appartient pas.
Mais là n'est pas le propos. Cette amie donc, me glisse tout à coup (je ne me souviens pas des propos exacts)
« Dans ce livre, tu as tué ton père »
Ce ne sont pas les termes exacts, c'était de sa part une constatation sur ma façon inconsciente d'avoir éliminé mon père de l'histoire, de façon prématuré .
Je n'en avais pas eu vraiment conscience mais elle a touché dans le mille.
Mon père (vivant et bonne santé comme on peut l'être à son âge, merci!) fait des passages très fugaces dans ce livre.
Et puis je le tue, je le fais disparaître, sans donner d'explication. Il est mort et ça s'arrête là. Je continue mon histoire comme si de rien n'était.
Je n'ai pas cherché d'explication à cela. Je ne voulais pas de lui lorsque j'écrivais sur ma mère, parce qu'il n'avait aucune importance dans le déroulement de l'histoire. Parce qu'il devenait même gênant.
Et d'ailleurs, il a été très peu présent sur la fin de vie de ma mère. Elle était dans une clinique, loin de chez lui et il venait très peu la voir. Les 2 dernières semaines de sa vie n'appartiennent qu'à elle et moi.
J'ai très peu de souvenirs de mon père, du temps ou j'étais enfant. Très très peu. En creusant bien mes souvenirs, je n'en trouve que 3 ou 4, que je narre dans le livre.
J'ai pourtant une mémoire intacte en ce qui concerne ma petite enfance. Certains souvenirs remontent à mes 2 ans. Et pourtant, mon père est absent, absent de ses souvenirs.
L'ai-je délibérément effacé? OU tout simplement n'était-il jamais là dans ces instants là.
Lorsque j'ai écrit le livre, je me souviens avoir écrit les paragraphes dans le désordre.
Hormis les 3 souvenirs qui le concernent vraiment, je me suis inventée un père présent et participant aux tâches quotidiennes, alors que ce n'était pas le cas, du moins n'en ai-je pas de souvenirs précis.
Je me souviens donc, à mesure que le livre avançait, avoir été gênée par sa présence. Je ne savais pas où le mettre. Il me semblait de trop. Il me gênait dans l'écriture. Je l'ai donc fait disparaître. Je l'ai effacé.
Mais en y réfléchissant mieux, il est évident qu'il n'a jamais fait partie de ma vie, ni moi de la sienne.
Alors oui, tout compte fait, il disparaît du livre sans crier gare.
Oui je l'efface, je tue LE père.
Et ce soir, je m'en rends compte, et je m'apitoies sur la petite fille que j'étais, qui a grandi sans l'image d'un père.
Mais ça s'arrête là. Depuis quelques mois à peine, j'ai fait le deuil de ce père qui n'a jamais existé pour l'enfant que j'étais.
Et je m'applique à tolérer, presque aimer cette personne âgée qui m'appelle 1 ou 2 fois par semaine.
Cette personne que ma mère a aimé. Ce vieil homme qui a été un enfant, un enfant triste et mal aimé. Un enfant peut être malmené, parce que peut être déjà différent.
Et cette question qui tout à coup me traverse l'esprit.
Ce livre est-ce que je lui dirai un jour que je l'ai écrit?
Ce livre, est-ce qu'il en verra un jour la couverture?
Je sais qu'il ne le lirait pas. Il est de toute façon presqu'aveugle.
Mais qu'il l'est un jour dans les mains pourrait peut être m'aider à accepter celle qui est si différente de l'enfant qu'il a voulu faire de moi.
L'idée doit faire son chemin sans doute!
14 novembre 2009
Avancement des travaux
Après 4 essais infructueux, le numéro 1 est sorti à peu près correctement.
En tout cas suffisamment satisfaisant pour que je le mette de côté en vue d'un cadeau.
Voici sa fabrication en image:





Le numéro 5 est prêt à être envoyé.
Le numéro 6 est en cours de finition
J'attaque le numéro 7 lundi.
Si je vous disais qu'il est plus facile décrire un bouquin que de l'éditer vous me croirez?
Merci au 10 premières personnes qui m'ont commandé le livre sans même savoir quelle allure il aurait.
25 octobre 2009
Beauregad
Il est là.
Après 2 ans d'écriture
Après 2 ans de plu de mise au repos
Après 2 mois de correction
Après 2 semaines de paramétrage divers et de magasinage pour trouver les meilleures matières.
Après 2 jours de fabrication.
Il est là.

C'est le prototype (je ne sais pas si on peut dire ça d'un livre).
C'est le premier, celui qui va me servir à améliorer la mise en page, la couverture etc....
C'est la concrétisation d'un rêve que je n'avais aucune intention de mener à terme.
L'écriture terminée, je n'ai pas su quoi faire, alors j'ai laissé en sommeil jusqu'à ce que je me lance un défi de taille:
Fabriquer mon livre. L'éditer moi-même. Pour que chaque exemplaire soit unique.
Le n°1 est là.
Pour tout ceux que ça intéresse, vous pouvez passer commande (dans la limite des stocks disponibles, c'est à dire aucun pour l'instant mais je fabrique à la demande. Vous pouvez me joindre par mail :
kaleidoplumes@gmail.com ou bien domicamp@orange.fr
25 septembre 2009
Accepter les compliments
« C'est la première fois que vous m'en parlez! »
Voilà ce qu'il m'a dit. En deux ans, c'est la première fois que je parlais de l'écriture et du piano.
Ce sont les 2 choses les plus passionnantes pour moi et je n'en n'ai jamais parlé à mon psy.
On a parlé de mes progrès, de mes échecs dans ma thérapie comportementale.
On a mis en place des objectifs.
Au début, j'ai parlé des attaques de panique, puis de l'agoraphobie.
Ensuite on a bifurqué sur mon plus gros handicap: l'anxiété sociale (il préfère ce mot à phobie)
Des petits trucs pour affronter, il m'en a donnés plein. J'ai essayé de faire mes devoirs au mieux. Je rendais mes exercices à temps: un café par ci, une autoroute par là, un pétage de plomb au boulot, quelques vérités bonnes à dire, envoyées par ci par là.
Depuis le début du mois, je n'ai plus à « affronter ». Boulot terminé, plus de pression.
Alors je me recentre sur moi et sur ce que je veux faire.
Des décisions à prendre, je ne sais pas comment m'y prendre. Il me donne une astuce:
« Écrivez le pour et le contre et pour chacun les conséquences que ça entraîne. Mettez des points, faites le calcul et prenez la décision en fonction du résultat »
Bien! Tout ça paraissait simple. Pas tant que ça. J'ai mis le pour et le contre puis j'ai été incapable de poser les conséquences, ni de mettre une note.
Ce sera pour la prochaine fois. Mais le positif c'est que dans le POUR, j'ai mis:
Je me remets réellement à travailler le piano
Je prends plus de temps pour écrire et lire
Je finis de corriger mon livre et en écrire un autre.
C'est là qu'il m'a coupée.
« Vous n'en n'avez jamais parlé, c'est ce qu'il y a de plus important dans votre vie et je l'apprends aujourd'hui »
Parce que ce n'est pas si important, je joue très mal et je n'écris que pour me défouler.
« On ne vous fait pas de compliments sur votre écriture? »
Si et ils sont souvent positifs.
« Alors? Vous ne les croyez pas? Ou bien vous refusez les compliments! »
Je les refuse car je ne sais pas quoi en faire. Je pense qu'ils se trompent! J'ai toujours l'impression qu'on parle de quelqu'un d'autre, que ce n'est pas moi, ou bien qu'ils mentent ou bien qu'ils ont juste envie de me faire plaisir.
« Pourquoi vous les refusez? »
Bonne question, je n'en n'ai aucune idée........... Je crois que c'est parce que j'ai peur!!!
"C'est un schéma que vous reproduisez à l'infini.
C'est comme un mauvais pli sur une feuille de papier, on n'arrive pas à le faire partir. Il faut alors déplier la feuille, bien la plisser et la replier correctement".
Je ne sais pas comment m'y prendre!
"Nous verrons ça la prochaine séance!!!!!!!!!!!!!!"
En rentrant chez moi, j'ai eu l'irrésistible envie de lui téléphoner à lui, mon ami de là-bas, pour lui poser la question, pour apprendre à accepter sa réponse que pourtant je connais depuis longtemps.
« Réellement, tu crois qu'il est bon mon livre? »
Maintenant, je vais essayer d'accepter sa réponse.......... Je suis quand même en train de le corriger ce livre. Laissé en plan depuis 2 ans et demi, il était temps!


