Sans importance

Soit dit en passant j'ai beaucoup à apprendre

01 mai 2009

Mot pour mot

......Il y a des jours où mes mots restent désespérément bloqués à l'intérieur de moi au lieu de pouvoir s'exprimer sur une feuille, des jours où je suis incapable d'expliquer le pourquoi des choses, ce que je ressens, comment je ressens.... Je sais seulement que c'est comme un cri du ventre......

Mot pour mot ce que j'aurais sans doute écrit il y a peu de temps encore. Et pourtant pas de moi mais de l'auteur d'un mail à mon intention.

Un cri du ventre, peut être parce que la vie vient de là, du creux de ce ventre capable d'extirper le meilleur en donnant la vie, comme de cacher le pire dans le fond de ces entrailles. A l'endroit le plus protégé, le plus intime de son corps de femme qui crie en silence, sans aller au delà des limites de ce monde intérieur.

Cri de ventre parce que ce ventre trouve son essentiel dans le respect de ce qu'il protège. Trop beau ou trop laid pour être étalé au grand jour.

Cri du ventre parce que cri de l'enfant à naître, conscient des emmerdes dans lesquelles il sera propulsé dès la sortie du tunnel.

Cri du ventre, parce que les mère pleurent fort, mais crient en silence, leur colère, leur révolte.

Petites fourmis qui s'activent, dans l'indifférence des grands décideurs, pourvoyeurs de mort et de guerres incessantes. Armée de fourmis besogneuses qui ne livrent jamais bataille avec armes et fracas, mais avec patience et amour, afin de protéger la vie qu'elles ont enfantée.

Cri du ventre parce qu'une vie se façonne dans un acte d'amour, et s'arrache de votre ventre en un acte violent et douloureux, qui vous laisse entre deux rives.

Partagée que vous êtes entre le bonheur de pouvoir bercer l'enfant né de vos entrailles, et la douleur de vous savoir déjà condamnée à lui apprendre à quitter le nid pour son monde à lui.

Cri du ventre parce que dès l'instant ou l'acceuil n'est pas celui espéré, vous petit enfant, vous ne rêvez que d'appuyer sur la touche stop/rewind. Revenir en arrière. On peut refaire la scène siouplait? Ils ne savaient pas leur texte, le père dit et fait n'importe quoi et la mère n'a pas appris à dire je t'aime. Mauvais navet. Retournez au tout début et recommencez.

Pas possbile? On n'est pas dans un film? Alors juste retrouver le ventre bien chaud et surtout y rester. Attendre que l'orage passe, une génération ou deux. Ou peut être même ne plus y penser et revenir encore plus en arrière.

Voyage dans le passé. C'est pas un titre de film?

Mais c'est l'histoire sans fin qui tourne en boucle.

Une grain de sable, coincé dans un ventre, qui crie sa douleur, et qu'on a tant recouvert d'autres détritus, qu'on si'magine ne jamais avoir le courage de faire ce qu'il faudra bien faire un jour, pour enfin se sentir vivre: un grand néttoyage de printemps.

Vider la corbeille et récupérer ce petit grain de sable, qui est finalement abordable puisqu'il fait partie de nous, et qu'on apprend à aimer, puisqu'il nous a construit tel qu'on est.

Et on est pas si mal que ça, vu la charge de détritus qu'on traîne derrière soi.

Parce que sinon, on est aussi humain. Mais pour le coup, y'a rien à faire du tout!

Posté par cassymary à 14:00 - Être ou ne pas être - Commentaires [0] - Permalien [#]
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19 février 2009

En lisant Balzac

«  L'espoir est une mémoire qui désire... » (H. De Balzac)

 

Lisez ce qui suit:

 

Et si je le désire

Si je veux me battre

Pour un monde meilleur

Ouvrir mes bras

Idéal improbable

Renaissance d'espoir

 

Et si ce désir là

Se concrétisait

Tant l'espoir serait grand

 

 

Une main tendue

Ne plus dire « impossible »

Espérer savoir écouter.

 

 

Maman! Lorsque j'étais enfant

Ecoutait mes espoirs

Mes demandes inquiètes

Ouvrait ses bras pour me les tendre

Ils étaient mon refuge

Reléguaient mes peurs au passé

Et me redonnaient espoir

 

Quand le ciel s'assombrit

Un désir de retrait

Illumine mes souvenirs

 

Dans un mois ou un an

Est-ce que j'accomplirai

Sans l'aide de tes bras

Instinctivement, ce pour quoi je suis là,

Rendre l'espoir et apaiser les peurs.

 

 

L'espoir est une mémoire qui désire,

Mon désir est d'espérer ne jamais oublier

la douceur de tes bras tendus, maman!


(Consigne 60 de Kaléïdoplumes)

Posté par cassymary à 00:22 - Ecrire - Commentaires [0] - Permalien [#]
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