Depuis plusieurs semaines et jusqu'au 30 juin, je fais des allers-retours entre Toulouse et Pau.

En semaine à Toulouse pour garder mon petit poisson, garde temporaire puisque je passerai bientôt le relais à sa future nounou.

En week-end de 3 jours sur Pau pour faire le plein de cet air de montagne devenu vital au fil des ans et qui me manque tant lorsque je suis à la grande ville.

Toulouse, c'est une ville que j'ai aimé passionnément, j'y ai vécu plusieurs années au temps béni de ma jeunesse, j'y suis revenue après 15 ans d'absence pour y travailler quelques années, avant de venir m'installer ici, au pied de ces montagnes auxquelles je suis maintenant tant attachée.

La grande ville ce n'est vraiment pas pour moi, ce n'est plus pour moi.

Les bouchons pour entrer ou sortir de la ville, le périph souvent saturé, le métro deux fois par jour, l'appartement que j'ai loué au 6ème étage d'un immeuble des années 60 et qui me fait tant regretter ma petite maison du Béarn. Et les trottoirs des minimes, toujours aussi défoncés (comme savait si bien le chanter Nougaro), et puis ces gens, tous ces gens, partout, et dont je n'ai même plus le plaisir d'entendre le merveilleux accent (qui est aussi le mien) puisque grâce (ou plutôt à cause) du progrès galopant, ils sont tous plongés dans leur écran de portable, totalement indifférents au monde qui les entoure; lobotomisés par les images qui défilent ou accaparés par les messages qu'ils reçoivent. 

Ils ne remarquent pas la petite vieille qui monte dans le métro et qui aurait besoin d'une place assise, ni le gamin qui les pousse du coude pour avoir  la place du début de rame pour faire semblant de conduire le métro.

Ils ne remarquent pas la petite fille qui s'essaie à quelques pas de danse, son tutu encore porté sur son pantalon, ni le beau bébé endormi dans les bras de sa maman.

Ils n'auront pas la curiosité de pencher la tête pour déchiffrer le titre du livre dans lequel est plongée cette jeune femme. D'ailleurs ils n'auront pas l'occasion de le faire car on ne voit plus personne lire dans le métro, même un simple journal ne traine plus entre les mains des passagers.

Oui, les temps ont bien changé à Toulouse!

Il reste quoi de ma jeunesse passée là-bas? Il reste la pierre rose, le canal du midi, les bords de la Garonne

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Il reste la place du Capitole, l'église St Cernin et tous mes plus beaux souvenirs d'un temps révolu, cachés entre les murs de la ville rose. 

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Ceux-là, bien heureusement, ne changeront jamais! 

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Il me restera quoi comme souvenirs de cette parenthèse dans quelques semaines?

Le sourire de mon petit poisson, les merveilleux moments que je passe avec lui, encore si petit, si fragile, et si confiant entre mes bras.

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Le bonheur de voir ma fille tous les jours, de la savoir épanouie, heureuse dans son  travail, rassurée de savoir son petit bout entre des mains aimantes.

Et la magnifique vue sur les minimes, du haut de mon 6 ème étage.

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