Quand on ferme les yeux pour un temps de repos

Si le décor s’y prête on se laisse envouter

Source: Externe

Par un son, une odeur, une légère brise

Venant caresser des visages apaisés

 

À l’ombre du pommier et tout au bord de l’eau

Le grillage s’efface et laisse sa place

À une belle envolée de moineaux

Prenant d’assaut les cerisiers tout proches

 

Sur la plage, les pieds dans le sable

Le va et vient des vagues en emporte plus d’un

Au-delà de l’horizon sur une île paradisiaque

Où les iguanes font la conversation aux enfants du village

 

Au-dessus des alpages, la tête dans les nuages

Le corps fatigué lâche prise et l’esprit vagabonde

Jusqu’au cœur du troupeau rassemblé

Où  chèvres et brebis n’ont plus peur de l’ours

 

À la nuit tombée sur une terrasse en pierre

Le livre a glissé des mains de son propriétaire

Le sourire naïf dessiné sur ses lèvres

En dit long sur le voyage qu’il est en train de faire

 

Quand on ferme les yeux pour un temps de repos

Tout peut arriver, suffit de se laisser aller

Une odeur, un son, un léger vent du Sud

Si le décor s’y prête, le charme opère

 

 Pour la consigne 341 de Kaléïdoplûmes