626559_une-tombe-a-la-memoire-d-un-migrants-dans-le-cimetiere-de-l-ile-de-lampedusa-en-italie-le-7-juillet-2013 Au milieu de la Méditerranée, sur un bout de caillou de 20km2, à mi-chemin entre la Sicile et le continent Africain, il existe une île au doux nom de Lampedusa qui est en train de devenir le plus grand cimetière de réfugiés de la planète.

Il y a là-bas une petite bonne femme du nom de Giusi Nicolini qui crie sa colère en comptant les cadavres échoués sur la plage. . Et du continent, nos dirigeants ont bien du mal à l’entendre. Et d’ailleurs, le veulent-ils vraiment?

La politique migratoire de l’Union Européenne est bien dérisoire et totalement dépassée face à ce drame. On aura beau interdire nos frontières, il y aura toujours des bateaux, des passeurs, des candidats à l’exil et des morts à enterrer.

Mais Lampedusa, c’est loin, et entre ces cadavres repêchés par centaines et nous, il y a un écran protecteur, celui de la télé ou de l’ordinateur. Ils nous feraient presque oublier qu’un enfant mort c’est intolérable.

Pendant ce temps en France, il y a une petite voix qui grandit, qui devient assourdissante. Elle se complaît dans des discours populistes, courtise tous les laissés-pour-compte, pourvu qu’ils soient bien français.

Elle a des idées sur tout et des solutions à tout. Elle fait son chemin, souriante et arrogante. Elle sait bien qu’elle s’engage sur une voie royale.

Et parce que son discours est simple et direct, tous les mécontents la suivent à quelques pas: les déçus de la droite, du centre, et même de la gauche. Ceux-là iront tous aux urnes le jour des élections, pendant que tous les autres se poseront encore des questions.

 

Maman les p’tits bateaux qui vont sur l’eau ont-ils des ailes.

Mais oui  mon gros bêta s’ils en avaient pas ils s’échoueraient tous à Lampedusa..

 

Maman les p’tits bateaux qui vont sur l’eau ont-ils des rêves.

Mais oui mon gros bêta, s’ils en avaient pas, ils iraient pas tous à Lampedusa. .

Allant droit devant, chargés de tous ceux qui fuient leur pays

Et risquent leur vie pour avoir croient-ils un bel avenir.

 

Maman les p’tits bateaux qui vont sur l’eau ont-ils une âme.

Mais oui mon gros bêta du moins ceux qui voguent vers Lampedusa..

Allant droit devant, ils emportent l’espoir de tous les migrants

Dont les cadavres s’échouent un matin  sur les plages de Lampedusa.

 

Maman tous ces enfants flottant sur l’eau ont-ils une terre.

Mais oui mon p’tit gars, avec une jolie croix au milieu de l’île de Lampedusa.