Moi, si viscéralement attachée à mes racines, ayant bien entamé la seconde moitié de ma vie (à moins que je vive jusqu’à 100 ans!) je me rends compte, en faisant le bilan, qu’au final, j’ai été nomade pendant une bonne moitié de cette première moitié (vous suivez? hum!!!)

Je ne sais encore si l’endroit où je vis actuellement sera celui où je passerai la plus grande partie de ma seconde moitié de vie (oui, vous suivez !) , l’avenir le dira!

Pour m’amuser, en photos et en commentaires, le résumé des mes pérégrinations, toujours dans la partie Sud de la France (j’ai comme une allergie pour tout ce qui concerne la partie Nord de la France!!!!)

J’ai toujours refusé d’aller au delà d’une ligne qui coupe la France en 2 et qui partirait de Lyon pour aller à Royan, mais pour ce qui est de la partie du bas, on peut dire que j’ai vécu aux 4 coins, preuves à l’appui:

0-18 ans: Aveyron. Berceau de ma famille maternelle. J’y suis née, J’y ai grandi, j’y ai  aimé, ma mère y est enterrée, mon père y vit encore. Du Causse Comtal aride aux paysages vallonnées et verdoyants de l’Ouest, j’y ai usé des paires de sandales.  C’est MA terre.

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18-24 ans et demi (vous verrez juste en dessous que les demie-années sont importantes dans mes déplacements successifs) : Haute-Garonne, TOULOUSE évidemment, sa brique rose, sa Garonne, son canal du Midi. MA deuxième terre. Celle que j’ai quittée en pleurant, et que je n’ai jamais cessé, pendant plus de 15 ans, de vouloir retrouver!

le pont de toulouse

24 ans et demi- 25 ans et demi : Rhône, LYON, sa tour crayon, sa croix rousse, ses embouteillages et sa pollution. J’aurais pu aimer cette ville, si je n’avais connu Toulouse avant, mais je n’ai rien aimé de là-bas.

25 ans et demi – 26 ans: Drôme: Valence, ou plus exactement un petit village limitrophe, en Ardèche, au pied du Crussol. De la Drôme je ne retiens rien si ce n’est un des plus beaux cadeaux de la vie: la naissance de ma fille aînée. De l’Ardèche je retiens de magnifiques paysages, une vieille maison, une grande terrasse plein sud et le calme de la campagne après la bruit de la grande ville. Et l’envie de rester là un bon but de temps.

26 ans- 26 ans et demi (je vous avait dit que les demi comptaient beaucoup!!!) De nouveau LYON, et toujours le mal du pays, de mon Aveyron, de ma ville à moi: TOULOUSE

26 ans et demi – 27 ans: le Var. NICE, sa promenade des Anglais, son soleil permanent, ses longues promenades sur la plage, hors saison, ses belles journées dans l’arrière-pays. Une terrasse vue sur mer, l’accent chantant qui me rappelle ma terre et l’envie de poser mes valises pour de bon.

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27 ans – 40 ans (houla!!!!!!! Quel exploit) La Charente: Angoulême (6 ans et demi) puis un village aux alentours (6 ans et demi) . Entre la Charente et moi, c’est une histoire d’amitié qui a été bien longue à venir. Arrivée à reculons, comme c’était dur de quitter le Sud-Est pour arriver dans le Nord-Ouest (oui, je vous ai précisé plus haut que ma ligne de démarcation à moi était juste au-dessus) plus haut c’est le grand Nord!

Combien d’années m’a-t-il fallu pour être apprivoisée par cette région,  pourtant si belle? Sans doute jusqu’à ce que nous achetions, mon homme et moi, notre première maison. Il faut bien que je l’ai aimé cette région, c’est là que mes deux derniers enfants sont nés, c’est là que mes 3 petits ont grandi. J’ai arpenté la Charente en tous sens, à pied, à vélo, j’ai commencé à l’aimer, jamais à l’en faire mienne, gardant toujours en tête un hypothétique retour à TOULOUSE.

Et pourtant, c’est bien là que j’ai passé une grande partie de ma vie, c’est là même que ma vie de famille à pris tout son sens.

40 ans- 47 ans: Le Tarn et Garonne: MONTAUBAN, la ”petite Toulouse”. J'avais tant espéré un retour près de mes racines, et voilà que je me retrouvais entre mes 2 terres, à mi chemin entre Toulouse et Mon Aveyron. Je ne pense pas avoir été plus heureuse de retrouver mon “presque chez moi” . La boucle était bouclée. Il a fallu revenir pour comprendre que je n’étais jamais vraiment partie, et que l’essentiel de mes racines ne se foulait pas du pied mais se portait à l’intérieur de soi. P3260203

47 ans-aujourd’hui: Je vis depuis 6 ans dans les Pyrénées Atlantiques: à PAU. Nous y avons acheté notre seconde maison (est-ce que ce sera la dernière? je ne sais pas. Ce que je sais c’est qu’ici, j’aime tout : la ville, son boulevard des Pyrénées, son quartier du Château, ses bords de Gave, son bois, ses lacs alentours.

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J’aime l’Océan, si près que je peux m’en repaître tant et plus hors saison, quand les touristes sont partis.

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Mais surtout, surtout j’aime ses montagnes, de la plus proche à la plus éloignées, ses vallées, ses lacs d’altitude. En 6 ans je les ai arpentées tant et plus, et je n’en suis pas encore venue à bout, je ne m’en suis pas encore lassée. Au contraire, plus le temps passe et plus j’ai envie de  m’enfoncer encore un peu plus dans la montagne.

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Et si j’ai un regret, c’est de n’avoir pas vu naître  mes 3 enfants ici, de ne pas les avoir vu grandir ici. J’aurais voulu  les entendre dire : ici c’est MA terre.

Moi, dans cette seconde moitié de vie, je peux dire à présent:

L’Aveyron est ma terre, celle de mes racines

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Toulouse restera ma seconde terre: celle que je n’ai jamais voulu quitter

018. dans la rue st rome pres de chez marie

La montagne Pyrénéenne est ma troisième terre, celle qui me ressemble aujourd'hui 

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Et si je repars un jour vers ailleurs, je ne sais où encore, je ne pense pas trouver mieux que ces trois morceaux de terre si chers à mon cœur.

 

Précision: les photos de Lyon, du Crussol et d’Angoulême ont été prises sur le net ( je n’avais pas encore de numérique à l'époque, et encore moins d’ordi pour stocker les photos).

Les autres photos sont de moi: quand le décor est beau, les photos ne peuvent être que belles!

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Et vous????