Le mien a des chaussures usées et mal cirées. Je suis fascinée par ses godasses, je les fixe pendant qu’on parle.

Quelquefois il me dit: “Regardez-moi quand vous parlez, et enlevez vos lunettes de soleil” (Bon, il me le dit plus gentiment que ça je vous rassure!) J’obéis, je ne vais quand même pas lui dire que je suis hypnotisée par ses godasses? D’autant que je réalise bien que c’est une belle façon de détourner son regard (Non, je ne suis pas fétichiste!!!!! M’enfin, qu’allez-vous imaginer là ! Pfffff!)

Il est nul ce post, il débute très mal… Il fallait bien que j’aborde le sujet d’une façon ou d’une autre… En fait, sa raison d’être est de vous donner des nouvelles depuis ce fameux post que j’ai écrit en décembre, et qui a alerté pas mal d’entre vous. Et les nouvelles ne sont pas mauvaises.

En octobre, chaque année, il y a une chape de béton qui tombe sur mes épaules, il se trouve qu’en 2012, elle a été plus dure à supporter, parce que je me sentais fragilisée depuis quelques mois. Ce poids, cette angoisse qui m’envahie ne commence à s’estomper qu’en janvier en général, et ensuite je me sens mieux. Je sais que ça correspond à la période de la maladie puis du décès de ma mère. Il faut croire qu’on garde des cicatrices qui se rappellent à notre bon souvenir à chaque date anniversaire.

Bref, tout ça pour dire qu’avant Noël, j’avais refusé le moindre traitement, expliquant à mon psy que je voulais laisser passer les fêtes. Depuis le temps que je vis en coloc avec moi-même ( oui, on est nombreux à vivre ensemble dans ma coquille) je commence à cerner tout ce qui fait ma personnalité de façon lucide et précise.

Il a donc constaté que j’avais survécu à mon petit tsunami, et qu’au final, je savais mieux que personne ce qui était bon pour moi. Du coup, il a remballé son stylo et son ordonnance (parfois il doit se demander sur quel pied danser avec moi, quoiqu’avec les pieds qu’il a … il chausse au moins du 45… il doit pas faire des prouesses … Pffff! Je dis n’importe quoi!!!!)

Bref, on est parti sur une autre thérapie ( je suis un cobaye parfait pour lui, toujours prête à me lancer dans de nouvelles découvertes) . Cela fera sans doute l’objet d’un nouveau post dans quelques temps… OU pas!

Tout ça pour vous dire que je vais plutôt bien … Même si j’évite toujours les situations phobiques (on ne se refait pas) … Je respire à plein poumon, je n’ai pas de boule au ventre quand je me lève, je ne me pose pas de questions existentielles et je prends la vie au jour le jour, en profitant de la moindre petite parcelle de plaisir et de bonheur. J’espère en faire un gros bouquet qui me tiendra chaud pour les mois difficiles.

J’ai pris plaisir à écrire ce post finalement… Et j’ai pensé à Val, en espérant lui donner de l’espoir pour son propre avenir.

DSCF2659Il est grand temps de rallumer les étoiles

(Guillaume Apollinaire)