Ceci est une pure fiction:

Dépôt de plainte:

Je m’appelle Pierre P. Je suis né le 12 avril 1994. Je viens porter plainte pour viol en réunion contre 10 jeunes filles de mon quartier.Entre l’âge de 15 et 17 ans, j’ai été régulièrement violé dans une cave de mon immeuble par 10 femmes dont la plus vieille a 23 ans.

Le jour de mes 15 ans, l’une d’elle, alors âgée de  17 ans m’a entraîné dans la cave, m’expliquant qu’elle souhaitait “sortir avec moi”. Une fois à l’intérieur, elle m’a demandé de me déshabiller, ce que j’ai fait (je souhaitais perdre mon pucelage) .C’est à ce moment là qu’elle a ouvert la porte, laissant entrer ses amies, dont je connaissais quelques unes de vue.

Elle se sont moquées de moi, m’insultant, me donnant quelques coups, puis chacune leur tour, elle m’ont violé.

J’avais peur, je n’ai pas crié, je n’ai pas osé dire non, j’ai cru que j’allais mourir. je pleurais, j’avais honte. Alors j’ai fermé les yeux et j’ai attendu que ça passe. Mais je ne voulais pas, elles m’ont prises de force, me disant que j’allais aimé ça.

Par la suite, je n’ai rien osé dire à mes parents, à mes amis, j’avais tellement honte. Mais je suis devenu le bouc émissaire de ses filles. Régulièrement elles m’entraînaient dans la cave, en me disant que si je ne les suivais pas, elles diraient à tout le monde que j’étais “une pute”, menaçant de faire la même chose avec mon petit frère de 10 ans. Alors je n’ai rien dit.

Pendant 2 ans, j’ai été violé par ces filles, j’ai subi brimades, insultes et menaces, si bien que je n’ai jamais osé parler.

Aujourd’hui je suis majeur, j’ai peur pour mon petit frère, alors je ne veux plus me taire, et même si je suis détruit, si j’ai honte, si je me sens coupable de ne pas avoir parlé plus tôt, j’ai enfin le courage d’aller jusqu’à la barre raconter mon calvaire:

Pendant 2 ans, j’ai été violé par 10 filles de mon quartier, dans une cave de mon immeuble…

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Ce scénario est inimaginable n’est-ce pas? A-t-on jamais vu un groupe de filles pratiquer des tournantes?

Et pourtant, les tournantes existent, et il suffit de remplacer Pierre par Nina, ou Ninon, ou Laura, ou Manon…

Il suffit de remplacer les “agresseuses” par des agresseurs, et ce texte se lit avec un tout autre regard.

Au risque de choquer, et d’entraîner, via les moteurs de recherches, tous les détraqués d’internet, je voulais, à ma façon, écrire ma révolte contre une décision de justice incompréhensible!

écœurée par les propos tenus par les “agresseurs présumés” qui ne nient pas les rapports sexuels, mais qui nient le viol avec pour seul prétexte celui-ci:

Elle était consentante

Avoir un rapport sexuel avec 15 bonhommes en rut, dans une cave sordide et répugnante, passer de mains en mains sous le regard de 15 bonhommes hilares, sexe au garde à vous… Comment peut-on imaginer une seule seconde que ce scénario soit envisageable?

Est-ce que ne pas crier c’est consentir? Est-ce qu’être tétanisée par la peur c’est consentir? Est-ce que se taire c’est consentir? Est-ce qu’avoir honte c’est consentir? Est-ce que se déshabiller sous la contrainte, se coucher sous la menace,  écarter les jambes sous le regard violent de 15 mecs c’est consentir?

Qui peut croire ça, à part une dizaine d’hommes coupables et lâches?

Combien de décennies faudra-t-il encore pour que la femme, quelque soit le pays, la ville, le quartier où elle vit ne soit plus la victime de mâles sourds, aveugles et lâches.

Combien de milliers de fois  faudra-t-il encore crier NON avant d'être entendu!

Mon corps n’appartient qu’à moi

“Non”, ce n’est pas “oui peut-être”, ce n’est pas “oui sans doute”, ce n’est pas “oui tout court”

NON c’est NON!!!!!!!!images