J’ai mal à ma France et vous en êtes responsable Mr Sarkozy

Vos grossiers appels du pied aux électeurs du front national me donnent envie de gerber

Votre stigmatisation de la gauche, comme si mon vote pourrait plonger la France dans le chaos, me donnent la nausée

Votre rabâchage perpétuel sur le scandale du droit de vote des étrangers, revenant comme un idée fixe (mais de quoi avez-vous peur? Il fut un temps où recevoir Khadafi et lui vendre des armes ne vous dérangeait pas plus que de prendre l’apéro sous sa tente!!!)  Me fiche la chiasse.

Votre envie de diviser encore et toujours les français, les vrais travailleurs d’un côté, les faux de l’autre …

( chez moi nous sommes 5, une fille prof de français = une grosse flémarde qui en fout pas une rame d’après vos sous entendu; une seconde assistante sociale = une inutile qui pique le salaire des vrais ouvriers je suppose; un fils lycéen = futur chômeur sans doute qui va profiter des allocations j’imagine; quand à moi, pauvre tarte que je suis, auto-entrepreneur, qui bosse plusieurs heures par jour pour gagner même pas 300 euros par mois, pas grave, je vous coûterai rien en retraite vu que j’aurai droit  à 3 francs 6 sous à peine… En attendant au moins, je ne suis pas comptabilisé au pôle emploi, quelle chance pour vous.  Ouf! Reste mon mari, cadre , lui un vrai de vrai travailleur, un mec qui bosse 60 heures par semaine et qui gagne de moins en moins puisque les primes ont fondues comme neige au soleil…

Ce désir donc, de diviser me fait ressentir une profonde honte de vous avoir comme président.

Monsieur le président, pour 3 jours encore, sachez que je m’assois sur votre hymne national, moi j’en ai choisi un autre.

Sachez que vous avez oublié un point essentiel dans votre campagne de rentre dedans, de donneur de leçon, de racoleur en tout genre: Monsieur le président: la majorité des français n’est pas un ramassis d’abrutis.

Et non, C’est pourquoi, je porte haut et fort les notes de l’hymne national que j’ai choisi pour ses 3 prochains jours.

Ainsi que la couleur de mon drapeau France, il aura, en attendant votre départ les couleurs du partage.

Et je souhaite que tous ceux qui me lisent et qui croient encore aux mélange des couleurs, fassent suivre l’hymne ainsi que le drapeau…

 

On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu'on était égaux Lily
Au pays de Voltaire et d'Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo
Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des Blancs


Elle a déchargé des cageots Lily
Elle s'est tapé les sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur
Et quand on l'appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents
Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l'épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous


Elle a essayé l'Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis Lily
Qui lui dit viens ma petite sœur
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c'est pour conjurer sa peur Lily
Qu'elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugus
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur


Mais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.

(Pierre Perret)

Sans titre 13