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Depuis que je vis au pied des Pyrénées, je monte à Listo, une ou deux fois par an.

Les premiers années, j’y allais pour la vue imprenable qu’il y a au dessus du village, pour l’histoire de ce village, tombé dans 'l’oubli puis ressuscité il y a une dizaine d’années.

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J’y allais pour sa ruelle centrale, très étroite, qui passe au pied des maisons et pour ces vieilles pierres qui, j’en ai  l’impression, me racontent toujours une histoire.IMG_3605

Aujourd’hui j’y monte pour toutes ces raisons là, mais aussi parce qu’à chaque fois, j’ai l’impression de monter “chez moi”.

Je pars de Louvie-Soubiron et tout au long de la montée, je pense à “Haïze Hegoa” ce  roman que j’ai écrit avec Pati et dont le décor se situe sur ce bout de montagne.

Je refais le chemin des personnages de notre roman, je remonte à pied les 3 kms qui sépare Louvie de Listo, avec le plaisir d’aller retrouver “Louise” ou peut être “ninon”.

Ma première halte, je la fais au pied du lavoir.

100_1582 Je trempe mes mains dans l’eau fraiche 100_1583Je prends des photos à tout va

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Puis j’emprunte le sentier intérieur, et le village m’apparaît enfin, c’est à chaque fois  un mélange d’émotions qui m’étreint J’ai vécu avec cet endroit pendant des mois, au fil de l’histoire que je racontais. Tant et si bien que j’ai l’impression d’avoir vécu dans cette grande maison à l’entrée du village.100_1586

Je traverse le village et prend le sentier qui monte au pic de Listo. En chemin voici une grange, perdue dans la verdure

100_1588C’est là que je me pose pour grignoter un casse-croute bien mérité, avec vue sur la montagne verte, juste en face de moi100_1590 

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Je quitte avec regret cet endroit pour continuer ma grimpette jusqu’au pic.

Pour la première rando , ce n’est pas moins de 4h30 de marche que nous nous sommes imposés.

Les pieds et les mollets s’en ressentent.

Le temps était magnifique, température estivale .

Bientôt la verdure aura recouvert les sommets,

La couleur verte s’imposera et le blanc disparaîtra.

La montagne renait à chaque saison

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C’est pourquoi elle ne nous déçoit jamais

Et ce n’est ni les chèvres rencontrées là

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ni pollux qui me contrediront

IMG_3627C’était un 25 mars, en direct d’un bout de montagne    IMG_3619