Nous, mères, donnons la vie,4 mois

Est-ce un cadeau ? Une envie ?

Un plaisir égoïste ou un profond désir de transmettre ?

Lorsque l’enfant parait, si petit, si fragile,

au creux de nos bras, nous laissons de côté les questions

Parce que nous savons déjà que le temps va nous manquer,

Que nous n’aurons pas assez de nuits pour veiller sur son sommeil

Pas assez de jours pour le voir grandir,

Pas assez de saisons pour l’aimer, le chérir autant que notre cœur contient d’amour.

Nous n’aurons pas assez d’étés pour le voir s’émerveiller d’un océan de vagues,

Pas assez d’automnes pour le voir trainer ses pieds dans les feuilles mortes

Nous n’aurons pas assez d’hivers pour le voir se rouler dans la neige

Et pas assez de printemps pour le voir cueillir un bouquet de fleurs sauvages

Et nous l’offrir pour fêter leur maman.

Alors nous, mères, lorsque nous donnons la vie,

Nous savons déjà que le temps nous manquera,

Qu’une vie n’y suffira pas

Et déjà, nous le laissons un peu s’échapper,

Pour qu’il puisse grandir, s’épanouir, exister,

Autrement que par nous,

Mais bon dieu, comme ça nous coûte!