Cher Ami,

A toi à qui je confie mes secrets, petits et grands,1

à toi qui met en image mes joies et mes peines,

je peux bien te le dire aujourd'hui, j’ai parfois douté de toi,

j’ai eu envie de te laisser tomber, plusieurs fois,

je me suis dis souvent : pourquoi faire?

Au fil du temps, je me suis habituée à ta présence,

m’éloignant parfois, je suis sans cesse revenue vers toi.2

Parce que depuis cinq ans que j’ai embarqué avec toi,

tu m’es devenu non plus indispensable,

puisque je peux me passer de toi des jours durant,

mais un témoin évident qui parcourt avec moi un bout de chemin 

dont je ne connais pas encore la destination finale.

Dans l’imbroglio de mon cerveau,3

tu me permets de revivre certains évènements, d’analyser, de partager mes réflexions,

d’avancer à mon rythme et me connaître un peu mieux.

Le long dialogue que j’ai entamé il y a cinq ans avec mon autre moi,

n’est pas encore terminé, et si parfois, je me sens impudique

tu me rappelles que j’écris, avant tout, et surtout, pour mon bien être,

parce que je sais maintenant, que si j’arrête d’écrire, je ne suis plus rien…

Cher blog, tour à tour  intime, impudique, nostalgique, juste témoin, joyeux ou triste, peut-on dire qu’à cinq ans, tu as atteint l’âge de raison?

4