PAU – BASTIA: 7 mai 2010

 

Départ au petit jour: 3h et demi du matin, autant dire presque à l’heure où je me couche souvent. D’ailleurs, je m’empresse d’ouvrir mon sac de couchage et de m’y pelotonner, bien calée sur mon oreiller de plumes que j’emporte avec moi lorsque je voyage. Je suis incapable de conduire, alors autant dormir pour ne pas penser aux 800km à avaler d’ici le début d’après-midi. L’homme ne me demandera même pas de prendre le relais au volant (c’est un homme!)

Je commence ma journée vers 8h, du côté de Marseille, où nous prenons le petit déjeuner. Peu après, les panneaux signalent un accident, avec 8km de bouchons. J’envisage de sauter de la voiture en marche. L’homme me demande de me calmer, d’autant que, précise-t-il, l’accident, et le bouchons, sont dans l’autre sens!

Petit détour par St Laurent du Var, où j’ai vécu en 1987. L’immeuble n’a pas changé, mais on ne voit plus la mer du haut de la rue. Du béton à outrance, du bruit à outrance, des embouteillages à outrance: on est dans le sud-est!

Direction le port de Nice et je réalise tout à coup que je pars en vacances! Non pas sur celui-ci:P7180003

P7180006Le port, le ferry, que dis-je: le mastodonte. Je ne suis plus sûre de vouloir monter à bord. L’homme m’attache dans la voiture! OK!OK! Je monte. Ca tangue, ça vibre et il y a de l’eau tout autour. Normal me dit l’homme, on est sur un bateau!

Je monte sur le pont supérieur, je veux faire le Titanic: Je suis le roi du monde. L’homme m’en empêche: “Viens, je te paye un mars glacé!” OK!P7180008

N’empêche, là,, en ce moment je vogue sur l’eau, et le ciel est presque bleu. Pendant que je remplis mon cahier, Art Mengo me chante dans l’oreillette Ultra marine.

20h: on débarque à Bastia. Un corse nous traite de Basque, je peste, prête à faire un doigt d’honneur. L’homme me calme: c’était un compliment chérie. OK!

Arrivée à l’hôtel 3 étoiles, vestiges des années 70 (les 3 étoiles). Le vert caca d’oie de la salle de bain me donne la nausée. L’homme me propose de souper au restaurant de l’hôtel, mon agoraphobie me le déconseille. Après 8h de voiture, 3h d’attente au port de Nice, 6h de traversée, j’ai de bons arguments pour décliner l’invitation. De toute façon, l’homme est épuisé, ce sera donc télé au lit et grignotage de Krispools.

P7180007                                                                      Arrivée sur Bastia