31 octobre 2009
Anna Pavlova
"Il était une fois une plume: elle s'appelait Anna Pavlova"
Anna est belle, et elle danse comme un soleil au milieu d'un ballet de petites étoiles.
Elle
est tellement légère qu'à chaque fois qu'elle saute sur ses pointes, on
dirait qu'elle va s'élever dans les airs et ne jamais retomber sur la
scène.
Le ballet ça ressemble au paradis. Il y a la musique qui
s'envole dans la salle. Elle nous rend heureux, puis triste, puis
heureux de nouveau.
Et sur la scène il y a tous ces anges qui sont habillés de blancs et qui dansent sur la musique.
C'est comme si on nous racontait une histoire, rien qu'avec de la musique et des pas de danse.
Et puis il y a Anna Pavlova. Quand elle rentre sur la scène, on dirait qu'elle arrive directement du paradis.
On a presque envie d'aller la retenir, de peur qu'un petit courant d'air la fasse disparaître.
Mais
elle se retient. Elle nous raconte une histoire triste, et elle ne veut
pas s'en aller sans nous dire la fin. A chaque seconde on croit qu'elle
va mourir, et la seconde d'après elle bat des ailes pour rester encore
un peu en vie.
Alors on voudrait tendre la main pour l'aider à rester debout, mais on sait bien que ça ne sert à rien.
C'est la musique qui le dit, et c'est elle aussi qui le danse.
Elle nous dit adieu et c'est comme une petite âme qui se débat pour ne pas rejoindre le ciel trop vite.
On se retient de ne pas être triste, et puis on finit par pleurer car on sait qu'elle va nous quitter
Anna
Pavlova, ce n'est pas une ballerine, c'est un rayon de lune, qui est
capable de faire rêver tous les gens qui sont dans la salle. Une petite
fille de 12 ans comme moi ou une belle dame comme maman.
Pour la consigne 96 de Kaléïdoplumes
25 octobre 2009
Beauregad
Il est là.
Après 2 ans d'écriture
Après 2 ans de plu de mise au repos
Après 2 mois de correction
Après 2 semaines de paramétrage divers et de magasinage pour trouver les meilleures matières.
Après 2 jours de fabrication.
Il est là.

C'est le prototype (je ne sais pas si on peut dire ça d'un livre).
C'est le premier, celui qui va me servir à améliorer la mise en page, la couverture etc....
C'est la concrétisation d'un rêve que je n'avais aucune intention de mener à terme.
L'écriture terminée, je n'ai pas su quoi faire, alors j'ai laissé en sommeil jusqu'à ce que je me lance un défi de taille:
Fabriquer mon livre. L'éditer moi-même. Pour que chaque exemplaire soit unique.
Le n°1 est là.
Pour tout ceux que ça intéresse, vous pouvez passer commande (dans la limite des stocks disponibles, c'est à dire aucun pour l'instant mais je fabrique à la demande. Vous pouvez me joindre par mail :
kaleidoplumes@gmail.com ou bien domicamp@orange.fr
20 octobre 2009
Au marché tu peux toutoutout trouver!
J'ai perdu mes cinq sens.
Ca n'a vraiment pas de sens!
C'est arrivé brusquement,
Cet été en me levant,
J'avais perdu tous mes sens!
Je les ai cherchés partout
J'ai mis ma chambre sans dessus-dessous
L'envers à l'endroit, l'endroit à l'envers
Mes vers en rimes, mes rimes au vert,
C'était à devenir fou!
Et c'est là que j'ai eu l'idée,
J'ai marché jusqu'au marché.
Puis jusqu'au stand du vieux ventout,
Chez lui on trouve de tout.
De quoi remplir mon panier!
De tout j'vous dis,
des talons plats, des confettis,
un éclat de rire, une tirelire,
Des histoires drôles et des livres à lire.
Si j'ai des sens? Bien sûr que oui!
Un sens giratoire, grammatical, ou rythmique?
A moins que vous vouliez un sens unique?
Je me contenterai des sens utiles
faute de me sentir inutile
Ce sera donc les organiques!
Je vous en mets combien?
Un de chaque, pour trois fois rien,
Un poil d'odorat, une pincée de goût,
un doigt de toucher. De l'ouïe en voulez-vous?
C'est un bon choix, ou je n'y connais rien!
J'oubliais, la vue, avec ou sans lunettes?
Voilà vos petites emplettes,
Et je vous offre en prime,
une livre de pralines.
Chez l'vieux ventout, c'est toujours la fête
J'avais perdu l'odorat, l'ouïe et le toucher,
Chatouillé la cécité. Quand au goût, partie en fumée.
Et grâce au bon vieux ventout,
j'ai tout récupéré d'un coup.
Me reste ces quelques rimes à terminer!
Faute de pirouette, ma sortie sera en forme d'arabesque!
Consigne 96 de Kaléïdoplumes. (Les mots soulignés sont ceux qui étaient imposés)
16 octobre 2009
Fils de
« Désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est travailler dur et avoir fait la preuve, par ses études, par son travail, de sa valeur".
Nicolas. Sarkozy
"j'estime que mon devoir n'est pas d'attendre, mais de prendre des responsabilités parce que mes électeurs (...) me le demandent"
Jean. Sarkosy
candidat à la présidence du premier quartier d'affaires d'Europe, La Défense: L'EPAD (Établissement public d'aménagement de la Défense)
Faut-il rappeler que ce jeune homme est âgé de 23 ans, qu'il possède un bac et qu'il vient d'entrer en seconde année de droit.
Est-il bon de souligner que le bac, en France se passe en moyenne à l'âge de 18 ans, et que la majorité des étudiants ont un bac + 5 à l'âge de 23 ans.
Faut-il s'armer de prudence et préciser que la valeur n'attend pas le nombre des années, encore eut-il fallu que le mérite et l'expérience aille avec lorsqu'il s'agit d'un poste à haute responsabilité.
Est-il bon de préciser que ce jeune homme est « entré en politique » TARDIVEMENT, puisqu'il se destinait d'abord à un métier d'acteur. L'envie de faire de la politique venant à la suite de l'élection de son père à la présidence de la république.
En conclusion:
A Mr le président de la République Française:
Ma fille, âgée de 23 ans
Ayant obtenu son bac littéraire avec mention Bien à 18 ans
Ayant été sous-admissible au concours de l'ENS à 20 ans après Hypokhâgnes et Khâgnes.
Ayant obtenu une double licence avec mention Bien à 21 ans
Ayant passé son master 1 avec mention Très bien à 22 ans
Ayant obtenu son CAPES et une admissibilité à l'agrégation à 23 ans
Tout en travaillant plusieurs mois dans l'année pour se payer ses études.
Ma fille donc, demande à être adoptée par votre grandeur afin de se donner toutes les chances d'obtenir un poste de professeur de littérature dans une prépa, en région Midi-Pyrénées.
Si vous voyez ce que je veux dire..........
Oublier l'essentiel
J'ai souvent la sensation d'avoir oublié quelque chose, ou bien d'être en train d'oublier quelque chose.
Mais ce n'est qu'une sensation.
Il m'arrive souvent d'oublier, des broutilles finalement.
Je suis très « tête en l'air ». Je pose mes clefs n'importe où.
Je fais sonner mon portable pour savoir où il est.
Je mets des post-its sur mon frigo.
Je fais 2 fois le tour de la place pour repérer où j'ai garé ma voiture.
Bref de petits oublis sans importance.
Ce dont j'ai peur, c'est l'oubli d'évennements marquants, consciemment ou inconsciemment.
Car pour moi l'important c'est de ne surtout pas oublier mais d'intégrer tous ces évennements, et de constater comme chacun d'eux est un pierre à mon édifice. Comme chacun d'eux m'a construite:
Le jour où ma mère m'a oubliée
La honte que mon père m'a fait subir
L'admiration que j'ai eu pour ma soeur.
La terreur face à mes professeurs
Un amitié perdue
.........................
Tout ce qui a façonné ma vie d'adulte
13 octobre 2009
Résonnance
En discutant avec Pati ce matin, puis en laissant un commentaire sur son blog, je n'imaginais pas que nous pouvions à ce point être en « résonance »
Je l'écoutais me parler de son père et en même temps je me disais: ça ne risque pas de m'arriver, mon père vit à 400 km d'ici et nos rapports sont épisodiques. Malgré tout, mon père ayant à peu près le même âge que le sien, je n'ai pu m'empêcher de faire la comparaison.
Et puis, ce soir un coup de fil de mon père.
Contrairement à Pati, mon père a été quelque peu « absent » dans ma vie, si ce n'est physiquement, du moins émotionnellement.
Lorsqu'il m'appelle c'est qu'il ne va pas bien. Mais je ne lui en veux pas, ou disons plus du tout. En tout cas de moins en moins.
Je m'accommode de mieux en mieux de ce père dont je n'ai pas voulu pendant les ¾ de ma vie.
Mon père qui a perdu un oeil accidentellement quand il était enfant, est en train de perdre l'autre. Ça dure depuis un an et il est impossible de lui faire entendre raison pour tout ce qu'il refuse d'admettre, y compris le fait que le traitement ne peut plus grand chose pour lui.
Mon père déprime, et je le comprends fort bien. Perdre la vue, c'est perdre ses repères, son plaisir de jouer de la musique et surtout son envie de vivre.
Le problème c'est que alors qu'il vient chercher du réconfort auprès de moi, il refuse totalement que je lui dise ce qu'il ne veut pas attendre, si bien que lorsque je le sens se refermer, je le rassure en lui donnant raison, pour ne pas accentuer son malaise.
Si bien que je repose en général le téléphone en l'ayant un peu rassuré mais en me mettant dans tous mes états.
Je crois que j'ai fini par accepter ce père différent, mais que cela me pèse tout autant.
Mon père refuse la maison de retraite, et sa plus grande peur est que je l'oblige à y aller.
Je n'ai aucune envie ni intention de faire cela. J'espère qu'il vivra le plus longtemps possible chez lui et je comprends tout à fait sa peur de quitter son appartement.
Il est suivi par une assistance sociale et il a toute l'aide dont il a besoin. Je n'ai pas à m'inquiéter pour ça. Mais ce coup de fil était différent des autres fois. Différent car pour la 1ere fois je l'ai entendu dire des choses que je n'avais jamais entendu auparavant, et je n'ai pas su réagir.
Étant donné son état psychologique l'assistante sociale lui a envoyé une psychologue chez lui. Elle lui a posé des tas de questions et il a pas aimé ça du tout.
Elle a parlé de ses enfants, de sa femme, de nos rapports. J'ai ainsi cru comprendre qu'elle lui avait demandé si il s'était un jour préoccupé de ses enfants, ce à quoi il a répondu que c'est ma mère qui s'en chargeait car lui travaillait.
Elle a encore insisté en lui demandant si il « parlait » avec nous, si il nous posait des questions si il s'était préoccupé un jour de nos soucis, si il savait quelle était notre vie, nos problèmes, si un jour il avait eu un quelconque dialogue avec nous. Ce à quoi il a répondu que non, qu'il ne s'était jamais posé ce genre de question.
Il en est venu à se sentir accusé, jugé, questionné et du coup a refusé le 3ème rendez vous.
Il me racontait ça en me disant:" je lui demandais de m'aider, pas de parler de toi et de ta mère."
J'ai fais des erreurs, mais c'est normal de pas « s'occuper « de ça (parlant des problèmes que j'aurai pu avoir dans ma vie)
J'ai voulu saisir la perche en lui expliquant qu'elle était là pour l'aider et que parler de lui, de nous pouvait l'aider il a coupé court en m'expliquant qu'il avait pas attendu d'avoir 79 ans pour se faire engueuler par une étrangère et qu'il demandait qu'on s'occupe de lui, pas qu'on l'emmerde avec ce genre de truc.
En écrivant ça, je n'ai aucune amertume, ni aucune mauvaise pensée par rapport à lui.
C'est la première fois qu'il abordait ce genre de sujet avec moi. L'histoire d'un dialogue, d'une rencontre, d'un échange avec son enfant. Et c'était pour me dire qu'il rejetait toute discussion de ce genre.
C'est peu mais ça me suffit. Car sans presque rien me dire, il disait ce que je voulais entendre.
Un personne étrangère qui ne me connaît pas, qui lui a juste posé quelques questions, mettait le doigt là où ça faisait mal. Elle avait tout de suite saisi le personnage. En quelque sorte, en lui parlant un peu, elle donnait un sens à mon mal. Elle mettait juste un petit accent sur qui il était. Elle lui faisait un petit signe sur ce qu'il aurait du être. Elle suggérait que ses enfants et sa femme avait souffert de son comportement.
Il ne l'a pas accepté mais il a été obligé d'entendre un minimum, et il me l'a rapporté.
Et c'est énorme pour moi.
Je ne me suis pas engouffrée dans cette brèche. J'ai essayé mais je l'ai paralysé. J'ai senti que j'allais perdre le peu de liens qui nous unissait encore. J'ai préféré me taire,et le rassurer.
Non ce n'était pas grave. Je n'avais pas de problème. Je n'avais pas l'intention de l'obliger à quitter l'appartement. J'irai le voir très bientôt (2 ans et demi que je ne l'ai pas vu!)
J'avais le coeur très gros après. Avoir ne serait-ce qu'une bride de conversation sur ce qu'il avait été pour nous, ça m'a d'abord anéanti. Sans doute parce que tout est remonté à la surface.
Alors j'ai fait ce que je sais faire le mieux dans ces cas là: écrire ceci.
Je me sens apaisée Je ne lui en veut absolument pas.
Je le sais depuis toujours, mon père est un enfant.
A 10 ans, c'est dur de se charger d'un enfant quand on l'est soi même.
A 20 ans, on maudit la terre entière de grandir en traînant un enfant comme père.
A 40 ans on souffre de ne pas pouvoir se débarrasser de sa peine. Mais un enfant ne peut pas tout entendre.
A 49 ans, il est temps d'accepter, et d'apprendre à aimer cet enfant, puisqu'il n'y a rien d'autre à faire.
Est-ce que j'aime mon père?
Non, je n'aime pas le père, mais je suis bien obligée de constater que l'enfant qu'il demeure me condamne à l'aimer pour le protéger.
12 octobre 2009
A la Prévert
Un homme
Un feu
Un cri
La vie
Un autre homme
Une maison,
Un clair de lune
Un baiser
Un ventre rond
Des rires d'enfants.
Quelques rides
Une cane
Un cercueil
Des larmes.
Trois enfants
Des portes qui claquent
Un vélo
Une seconde de gloire
Deux genoux écorchés
Un cheval qui trotte dans un pré
Une fillette assise sur la barrière
Une feuille morte qui tombe à ses pieds
Un vol d'oiseaux dans un ciel sans nuage
Une goutte de pluie, puis une autre
L'orage qui gronde
Des cheveux mouillés
Le feu qui crépite dans la cheminée
Une montagne enneigée
Un bonhomme de neige inachevé
Un chagrin d'amour
Un lit défait
Une maison vide
Des volets fermés
Un futur
Un présent
Un passé
Des minutes égrainées
08 octobre 2009
Le confessionnal
La porte de gauche était entrouverte, je savais qu'il était là, j'apercevais un morceau de sa robe noire dans l'entrebâillement.
L'église était vide. J'aimais venir à la toute fin, lorsque le prêtre en était à son dernier quart d'heure, juste avant le repas de midi. La matinée passée au confessionnal lui avait ôté une bonne partie de son énergie et il n'était pas rare qu'il profitât de ces moments plus calmes pour piquer un petit somme, à l'abri des regards.
J'aimais le silence qui régnait dans la chapelle, le froid qui traversait la pierre et l'odeur d'encens qui flottait entre les rangées de bancs vides. J'aimais le bruit que faisait le talon des mes chaussures sur les grandes dalles de l'allée centrale.
Le catéchisme, imposé par mes parents, eux-mêmes croyants (du moins mon père) mais non pratiquants, ne m'avait jamais « illuminé » l'esprit, du moins dans le sens « catholique » du terme.
J'allais à la messe comme on va à l'école, traînant les pieds et soufflant d'ennui. Il faut croire que je n'étais pas faite pour tout ce qui touche à l'élévation de l'âme et de l'intellect.
Moi, j'étais plutôt de celle qui ne rentre dans aucune boîte, fut-elle en forme de confessionnal, familiale, ou sociale.
Les champs de blé pour espace, le ciel en guise de toit et l'horizon comme fenêtre. Telle était la maison de mes rêves. Avec pour seules contraintes de toucher, sentir, écouter, cueillir tout ce que la terre voudrait bien mes donner en partage.
Le projet était ambitieux et mes rêves enfantins. Mais à 8 ans, l'appartement familial peut vite donner la sensation d'être une prison, et les codes parentaux la désagréable certitude d'être enchaîné.
C'est ce que je me disais en avançant vers le confessionnal.
« Encore une boîte dans laquelle il faut que je rentre ». Mes genoux écorchés ne supportaient plus la dureté du bois sur lequel je devais m'agnouiller. Le repose-main était trop haut pour que je puisse trouver un quelconque soulagement à ma position inconfortabel.
Le curé sentait la sueur et prenait un malin plaisir à faire sursauter ses ouailles en ouvrant le clapet d'un geste brusque.
Il apparassait alors derrière les barreaux, auréolé d'un lumière blafarde, ce qui accentuait mon impression d'avoir à quelques centimètres de moi quelqu'un qui ressemblait plus à un diable qu'à un humain.
J'avouais mes fautes dans un souffle, et une élocution incompréhensible, ce qui ne décourageait pas le prêtre puisqu'il terminait notre tête à tête en faisant un signe de croix et en m'envoyant réciter un «je vous salue Marie » face à la croix. Je savais que cela ne durerait qu'un temps, le temps de passer de petit à grand.
J'ai toujours aimé les églises. Je n'y entre que lorsqu'elles sont vides.
(Pour Kaléïdoplumes, consigne 93)
07 octobre 2009
Le Château d'eau
Vue de la rue, il pavoise
Vue du jardin, il semble très sage
Ses rouages sont plus que centenaires
Dans ses entrailles coulent la Garonne
Sous le regard de la brique rose
A peine rouillé le bel ouvrier
Je foule ce vaisseau d'un pas sûr
Je regarde en haut
Je regarde en bas, sous le sol transparent, l'eau est bien là
Juste un peu de lumière, pour se sentir vivant
06 octobre 2009
Printemps de Septembre
Toulouse, connue pour sa superbe église des Jacobins
Offre, comme chaque année une plongée dans l'art contemporain.
J'avoue que je ne suis pas une fan de cet art qui reste très morbide à mes yeux (la plupart du temps en tout cas)
Je ne suis pas de celle qui reste des heures à contempler une oeuvre en essayant de comprendre le pourquoi du comment de telle ou telle oeuvre.
C'est simple: j'aime ou je n'aime pas. Et ça s'arrête souvent là. Quelquefois, je crois savoir pourquoi j'aime et comment je l'interprète. Mais la plupart du temps, j'aime ce que je vois tout simplement.
Voici donc quelques photos du printemps de septembre, intitulé cette année:
"Là où je suis n'existe pas" (j'aime beaucoup ce titre)
J'ai pris des photos de ce que j'ai aimé (peu de choses en fait)
Je commence par les abattoirs, transformé il y a des années en musée d'art moderne. C'est un très bel espace. Il se trouve à côté de ce parc d'où l'on aperçoit le dôme de l'hôtel Dieu.

Je suis accueillie par Habibi, un gigantesque squelette qui survole l'espace central du musée.
Il est très impressionnant et est parfaitement à sa place dans ce décor.
J'ai aimé cette salle dont les murs sont recouverts de photos représentant chacune une partie d'une pièce atelier. J'ai l'impression d'être l'objectif d'une caméra qui tourne à 360° au centre d'une pièce.
Des livres posés sur une simple plaque de bois et je réalise ce que la lecture, l'écriture m'apporte. Je cherche du regard un fauteuil confortable.......


Autre pièce, autre ambiance. Ici je fais face au cosmos. Les constellations me font face, sur un immense miroir qui me renvoie à l'infiniment grand. Au sol, une piscine dans laquelle ont été éparpillés des milliers de dés, avec sur chaque face un seul point. Chaque dé représente une planète, Où suis-je dans cet infiniment petit.

Faute de me fondre dans le miroir, je le capture.

Toulouse et sa pierre rose en ce beau jour d'été indien.
Petit tour dans les caves avec ce contraste entre noir et rose. J'aime l'ambiance de la pièce, mais je cherche la femme dans ce monde phallique:

La fraîcheur des Jacobins m'attire mais l'expo qui s'y trouve me fait fuir. 
Je termine par le château d'eau, vers lequel je reviens toujours lorsque mes pas me portent près de la Garonne. Il faut dire que c'est un digne représentant du passé.

J'ai tout simplement adoré. Je ne saurai dire pourquoi, mais le contraste entre l'éphémère et l'immortel m'a tapé dans l'oeil.
L'artiste se nomme Pierre Vadi et il est Suisse. Le sol, les murs du château d'eau sont jonchés d'affiches en noir et blanc froissées. Je trouve le visuel très intéressant.

Au sous sol, même constat, Avec ou sans expo, cet endroit est sublime.
Je me concentre sur la roue du moulin. Un même objectif, deux ambiances.
Avec flash
Sans flash
Au centre du moulin, un autre univers de l'artiste, avec des fils lumineux entremêlés, j'aime moins mais l'effet visuel est garanti, malgré un mauvais rendu en photo.
Le château d'eau mérite une suite, mais en toute simplicité.......









