Sans importance

Soit dit en passant j'ai beaucoup à apprendre

26 janvier 2009

Chez moi il y a.....

Des horloges géantes pour ne pas oublier que les heures passent si vite que je ne dois pas oublier d'en profiter:

P1180200

Des arbres ans feuilles, où s'accrochent des drôles d'objets, dont je ne peux me passer:

P3260096

Des petits bouts de bâtons, posés un peu partout, ici sur le piano, pour ne pas oublier qu'une racine donne la vie et qu'un arbre donne l'espoir:

P3260098

Du bambou sur lequel ne s'accroche plus le sifflement du vent, mais des objets du passé qui s'accrochent au présent:
P3260099

Des crayons, là où on ne les attend pas:

P3260101

Des crayons plantés dans la terre, pour laisser l'imagination continuer à pousser, et pour ne pas oublier qu'écrire ses racines, écrire son passé, écrire son présent, c'est avant tout rester vivant:

P3260102

Posté par cassymary à 17:16 - Des regards - Commentaires [4] - Permalien [#]

24 janvier 2009

La croix

Sans_titre_True_Color_17

Elle trône là-haut, sur le causse comtal.

Au milieu d'un champs, aride et rocailleux, balayé par les vents.

Elle se dresse ainsi depuis si longtemps, bravant pluies, neige et froid, et soleil ardent.

En bois vermoulu, patiné par les ans. Elle reste debout, au mépris du temps.

 

Cette croix que l'on voit d'en bas, de la vallée.

Elle qui a guidé des centaines de bergers.

Le repère de tant de randonneurs, ma pause à l'heure du goûter.

 

Une croix dressée, sur une terre ou ne pousse que cailloux et plumets.

Une terre désertée que seul le voyageur chevronné peut fouler.

 

Grimper, toujours grimper, se frayer un chemin sur le sentier empierré.

Pour parvenir enfin au pied de ce totem qui nous fait de l'oeil dès le départ, en bas, dans la vallée.

 

Cette croix qui a guidé ma grand-mère, lorsque, enfant, elle venait s'y promener.

C'est dès son premier pas que ma mère a porté ses pas jusqu'à cette croix.

Des journées entières j'ai moi même passé dans ce pré, jusqu'à ce que le soir assombrisse la croix.

 

Lorsqu'à peine arrivé, chez ma grand-mère, on lui lançait:

« On monte à la croix, mémé, on redescend pour déjeuner »

Elle nous répondait, un brin de nostalgie dans la voix:

« Le causse ça vous prend jeune et ça vous lâche plus! »

 

Et c'est vrai que ça nous lâche plus. Ni le causse, ni la croix.

La joie, le plaisir, l'émotion, c'est tout ça à la fois,

tout ce qui me submergeait lorsque je prenais le petit sentier, juste en face de la maison de mémé,

et que je commençais à grimper au milieu des rochers.

 

Il y avait toujours, sur mon parcours, la rencontre avec le vieux monsieur.

« Ça va les filles? » Nous lançait-il lorsque nous passions près de lui.

Il montait dans le causse, comme il disait, tous les jours depuis toujours.

Il s'arrêtait quand il était fatigué. Se reposait des heures les yeux fixant la vallée,

puis il redescendait par le même sentier.

 

« Le causse, vous pouvez pas vous en passer hein? Votre mère avant vous,

vous l'auriez vu courir dans les rochers!

Le vieux monsieur dont le trajet raccourcissait chaque jour, n'en démordait pas:

« Le jour où je monterai plus, c'est que je serai mort ».

 

Combien d'années que je ne suis pas montée jusqu'à la croix?

10 ans je crois, le causse est bien loin de chez moi.

Qu'importe, cette croix qui se dresse là-haut sur le causse comtal.

N'est pas qu'une simple croix de bois, c'est ma racine, celle que j'ai encrée dans le sol de mes 5 ans, de mes 10 ans, de mes 15 ans, de mes 20 ans.

Celle qui me rappelle que le bonheur ne tient parfois, qu'à une simple croix de bois.

Posté par cassymary à 16:00 - Ecrire - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

22 janvier 2009

Kaléïdoplumes suite!

Merci pour tous ces messages de soutien.
Moment de doute, ou plutôt remise en question de mon rôle d'administratrice  de Kaléïdoplumes?

J'opte pour la seconde solution.

Même si il m'en coûte, je dois être plus sûre de mes choix, qui sont en général pesés et soupesés avant décision finale.
Je vais juste essayer de moins soupeser le pour et le contre.
Je crois que c'est une perte de temps.

N'empêche, la vie est belle sur Kaléïdoplumes, vos commentaires en sont la preuve :o)

Posté par cassymary à 11:06 - Témoigner - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

20 janvier 2009

Kaléïdoplumes

Ne tourne plus rond.

Suis-je capable de continuer dans ces conditions?

Il y a tous ces gens que j'ai appris à aimer à travers leurs écrits.

Il y a tous ces participants que je ne veux pas décevoir.

Et ses quelques autres qui sabotent, pour je ne sais quelle raison, cet espace que j'ai façonné à mon image, peut être trop lisse?

Déçue, par moi avant tout, moi qui ne sait pas encore encaisser les coups.

Pourquoi cette phrase qui me revient sans cesse: "C'est pas ma faute, c'est pas ma faute"!!!!

Posté par cassymary à 01:38 - Témoigner - Commentaires [8] - Permalien [#]

17 janvier 2009

Pas de doute

Il était assis sur le trottoir, avec ses 2 gros chiens serrés contre lui.
Une vingtaine d'années, peut être un peu plus.

En sortant du petit supermarché où je vais de temps en temps faire mes courses, je me suis approchée de lui.
J'ai sorti de mon sac une poche de croquettes pour ses chiens, puis un saucisson pour lui.

Il m'a dit Merci avec un accent polonais, ou plus probablement Tchétchène.

Le sourire qui a illuminé son visage m'a émue.
L'exclamation sortie de sa bouche, en voyant les croquettes pour ses chiens, m'a presque bouleversée.

J'ai sentie mon coeur s'emballer, mon émotion prendre le dessus. J'ai caressé ses chiens, pour me faire plaisir, et cacher mon regard.

Je pense avoir été la plus émue des deux.

Je n'ai jamais eu de doute, je n'en ai pas.

C'est de ça dont j'ai besoin, c'est pour ça que je suis faite.

Je n'ai jamais été aussi épanouie que lorsque je donnais tout mon temps libre à la Croix Rouge. Lorsque je me donnais les moyens de donner encore, toujours plus à ces gens là.

Juste pour un sourire, une main tendue.

Le reste me pèse. Le reste est illusoire. Le reste est superficiel.

C'est sur ces mains tendues que je dois me concentrer.



Posté par cassymary à 12:56 - Des regards - Commentaires [3] - Permalien [#]

13 janvier 2009

Mon psy et moi (3)

Je suis dans ce café.

Je n'ai plus à me concentrer sur mon café, sur un détail, sur un point précis.

Je suis là et bien là dans ce café.

  • On peut dire que vous maîtrisez?

Tant que rien ne se passe d'imprévu, oui je maîtrise.

Je suis assise sur la banquette, face à la porte d'entrée, toujours à la même place.

Je maîtrise.

  • Nous pouvons aller plus loin maintenant?

Oui, nous pouvons.

  • Un objectif précis? Quel sera le suivant?

Je vais essayé de changer de place dans le café.

  • Bien! C'est à dire?

Je vais tourner le dos à la porte d'entrée.

  • C'est difficile?

Oui, cela me paraît impossible!

  • Pourquoi?

Parce que je ne vois plus l'extérieur.

  • Que peut-il arriver si vous ne voyez pas l'extérieur?

Je ne maîtrise pas ce qui m'entoure.

  • Pourquoi vous ne maîtrisez pas? En quoi vous ne maîtrisez pas?

J'ai l'impression que je respire moins bien, que le café est plus petit, que je suis enfermée.

  • Respirez-vous moins bien?

Quand je panique oui!

  • Parce qu'il y a moins d'air?

Non, il y a le même air que lorsque je fais face à la porte.

  • Alors il n'y a pas de danger de manquer d'air?

Non!

  • Le café est-il plus petit? Êtes-vous enfermée?

Non! Enfin pas plus que lorsque je faisais face à la porte.

  • Alors vous allez faire quoi la prochaine fois?

Je vais me mettre dos à la porte.

Posté par cassymary à 22:58 - Témoigner - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

05 janvier 2009

Couché sur un banc

Il est là, couché sur ce banc. Sur le boulevard des Pyrénées.
Il n'entend pas le bruit de la ville qui festoie tout près de lui.

Il est allongé face à la montagne, éclairée par le clair de lune.
Il ne voit pas les lumières de la ville, qui clignotent tout proche de lui.

Emmitouflé dans un sac de couchage, dans le froid de la nuit naissante.
Il ne rêve pas des festins qui vont alourdir les convives,  si près de lui.

Recouvert d'une couverture de survie, la tête posée sur son bras.
Il n'a rien à attendre du nouvel an, que certains fêtent à outrance.

Je passe près de lui, en silence, pour ne pas le réveiller.
Dort-il? A quoi pense-t-il? Se souvient-il quel jour on est?

A cet instant, je ne voudrais vivre que pour lutter.
Lui ne lutte que pour vivre!

Sans_titre_True_Color_02

Posté par cassymary à 20:25 - Ecrire - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

01 janvier 2009

2009

nouvel_an

Posté par cassymary à 00:01 - Des regards - Commentaires [9] - Permalien [#]
« Accueil  1