Sans importance

Soit dit en passant j'ai beaucoup à apprendre

31 octobre 2008

le piemont

Une rando dans le piémont pyrénéen, sur le traces de St Jacques de Compostelle.

Mais avant, un peu d'histoire:

Au XII ème siècle:  fondation de Capbis (1128) et Mifaget (1127) par le vicomte du Béarn Gaston IV le Croisé pour créer, sous l’autorité d'ordres monastiques, des petits points de peuplement et de refuge pour les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle.

Ce qui nous amène ce dimanche à Mifaget, nous partons de la place de l'église

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Nous suivons un chemin, puis un sentier, qui longe les champs

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Un petit pont de bois, qu'on traverse aujourd'hui

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Un second, tout aussi bancal

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Sur le bord des chemins, des fleurs narguent l'automne

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Un arbre nous salue de la branche

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un lavoir, perdu dans les bois

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Une pause repas, les pieds dans les feuilles sèches

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Pollux grandit toujours, il dépasse aisément Simba

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Retour par le même chemin

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Allons visiter l'église

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En levant le nez, on se croirait dans un vaisseau

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Royal

l13

Et la lumière fut

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Un escalier descend vers une crypte

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envoûtante

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mystérieuse

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apaisante

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retour vers la lumière

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vers la chaleur

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vers la couleur.

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28 octobre 2008

Mon psy et moi (1)

Je suis une TCC (thérapie comportementale et cognitive) depuis 1 an.

Je n'en n'ai pas encore parlé ici. Ce n'était pas le moment. Je n'en ressentais pas le besoin. C'était sans doute trop tôt.

Presque 1 an que je vais le voir, une demi heure toutes les semaines durant les 6 premiers mois, puis une par quinzaine.

On a bataillé tous les deux, moi sur mes gardes, lui en attente du déclic salutaire.

J'en ai mis du temps à poser mon sac de maux sur son bureau. J'ai mis encore plus de temps à l'entrouvrir ce sac.

Et puis au bout de quelques mois, j'ai vidé une à une les poches et je le fais encore.

En prenant soin de déballer en vrac sur son bureau, et de bien le laisser là avant de partir, entre de bonnes mains.

Parce que ce que je vide est en attente. En attente d'être trié, ordonné, nettoyé, et rangé.

Et puis le jour où j'ai senti que je nous faisais confiance, tout a été plus vite.

C'était le jour où je préférais ne pas y aller, pour ne pas avoir à lui dire que je ne faisais pas les exercices, que je n'y croyais pas, que je ne me sentais pas prête.

J'ai fini par y aller, parce que je n'aime pas tricher.

Et dans la salle d'attente, j'ai décidé de lui mentir, de lui dire que je faisais les exercices, que ça marchait de mieux en mieux, que je voulais continuer.

Mais face à lui je n'ai pas voulu mentir, je ne sais pas mentir.

Alors je lui ai dit que je ne faisais pas les exos, et puis je lui ai déballé que j'avais failli ne pas venir, et même lui mentir, pour ne pas......... Le décevoir!

« Mais vous ne me décevrez jamais. Est ce que je vous donne l'air d'être déçu? Me voyez vous comme un juge? Si oui, si ce que vous percevez vous inquiète, dites le moi, que je m'adapte à vous.

Quand à cette thérapie, elle est en perpétuel ajustement, à vous, à ce que vous êtes, à comment vous percevez votre environnement. C'est vous qui me guidez.

Nous irons à votre rythme, et si un chemin est trop difficile, nous en essaierons un autre.

Vous choisirez jusqu'où vous voulez aller. C'est à vous de fixer les règles »

Un accompagnement, c'est ce dont j'ai besoin. Une oreille attentive qui sait comme les mots peuvent peser lourds.

« J'entends ce que vous exprimez! » me répète-t'il dès qu'un mot important est exprimé.

Il m'écoute parler, il entend. Il note très peu. C'est moi qui fixe les objectifs, à mon rythme. Ce dont j'ai besoin, pas de chaînes, pas de limites, pas de contraintes, par d'obligation.

J'ai trouvé un psy qui ne jure pas au grands dieux qu'il va me guérir, mais au moins m'aider à aller mieux.

J'ai trouvé quelqu'un qui ne me guide pas, mais qui m'accompagne, à mon pas, que je sais libre d'accélérer ou pas.

Et c'est de ça dont j'ai besoin. Je sais déjà des tas de choses sur moi, sur ce que je suis, sur ce que je veux, sur ce qui me guide et ce qui fait ma différence.

Je me suis apprivoisée au cours de ces dernières année. Ce que je veux maintenant, c'est m'envoler.

Je veux palper mes ailes. Les utiliser m'importe peu. Juste savoir que je ne suis pas emputée de mon désir d'envol.

Mon 1er objectif, il était tout con, vraiment très con.

Faire 2 choses somme toute tellement banale pour le commun des mortels.

Parler de mon père à mon psy

Rentrer dans un café. Passer la porte, m'asseoir, commander un café et le déguster.

Facile me direz-vous? Terrorisant pour moi.

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26 octobre 2008

Caisse d'epargne

L'écureuil est le seul animal qui passe des mois entiers à stoker .... Et qui, l'hiver venu, ne se souvient plus où sont passées ses richesses.

Il a beau avoir une queue en panache, elle est toujours en point d'interrogation.

A bon épargnants.... Je vous salue!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

ecureiuilimg11286gh7

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12 octobre 2008

Osse en Aspe

Osse en Aspe, c'est le dernier village traversé avant la montée vers le Soum Layens.1
Superbe village de la vallée d'Aspe
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Où l'eau est partout présente
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Une eau fraîche et claire
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Une eau qui coule en cascade
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Ou dégringole par pallier
1511
De l'autre côté du pont
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Une merveille
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Un lavoir
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Difficile de laisser ce petit paradis
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Tant ici la pierre se marie si bien avec le ciel
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06 octobre 2008

Des leçons d'amour sans aucun doute

IMG_0197Il faut mettre une cédille à « balançoire » alors qu'il n'en faut pas à «balancer»
De toute les voyelles, Mademoiselle E et sa copine Mam'zelle I sont les plus sages, les plus disciplinées. Elles appliquent les règles de grammaire à la lettre: Balance, place, racine, pouce et autre trace de crayon s'écrivent rondement, sans tâche et avec classe.

Leurs congénères, les autres voyelles, n'en font qu'à leur tête. C'est ainsi que pour amuser la classe d'alphabet, elles dessinent une queue en tire bouchon à ce pauvre C dès qu'elles se trouvent à côté.
Celui-ci devient la risée de la classe à chaque fois que le E et le I quittent leur place.

Les cours de Mlle Martin étaient tous aussi inventifs que celui du C cédille.
Nous avions 10 ans et l'impression d'être en perpétuelle récréation avec cette institutrice hors du commun.

« Je n'enseigne pas, je partage mon savoir » s'amusait -elle à dire à nos parents lorsque ceux-ci s'inquiétaient en entendant le récit des leçons de l'institutrice.

La grammaire devenait avec Mlle Martin une suite de contes farfelus aussi amusants les uns que les autres.
Le C en tire bouchon
Le E coiffe le chapeau (pour le ê)
Les consonnes s'échafaudent (pour les doubles consones)
Les majuscules oublient leur couvre-chef
Elle débordait d'imagination pour nous expliquer les leçons. Et nos notes faisaient des bonds, penchants de plus en plus vers un 20 tout rond, tant il était facile pour nous de retenir les règles de grammaire vu sous l'angle de Mlle Martin.

« Cet après-midi, leçon de biologie, préparez-vous! Nous partons chez Maminette ».

Et c'est en rang de poireaux (disait-elle) que nous allions jusqu'au bout du village, chez la grand-mère de Mlle Martin.

La maison de Maminette était un véritable musée vivant.

C'est dans ce capharnaüm d'objets hétéroclites que nous faisions la plupart de nos cours d'histoire, de biologie, et même de géographie.

Le poêle à charbon nous réchauffait l'hiver pendant que nous écoutions les explications de Maminette, assise devant son métier à tisser, parlant avec passion de son ancien métier de tisseuse.

Avec elle, nous jouions aux apprentis sorciers, délayant teintures jaunes dans un tissu bleu pour voir le résultat, pour certaines leçons.
Mélangeant persil et origan pour d'autres.

En vacances dans ma région natale, je visite le musée miniature de mon village, ouvert depuis peu.
30 ans se sont écoulés depuis Les C cédilles de Mlle Martin.
Et devant cette reproduction d'un métier à tisser, ressemblant fort à celui de Maminette, je retrouve pour un instant mes 10 ans. La chaleur de l'été me rappelle la douce chaleur du poêle à charbon qui me réchauffait enfant.
Maminette ne doit pas être bien loin. Je laisse aller mon imagination, tout comme le faisait Mlle Martin, et je les aperçois toutes deux, cachées dans un coin, juste pour moi.
Ne serait-ce pas une queue en tire bouchon dessinée sur le vieux tableau au dessus de la petite table en bois près de l'entrée?
Celui-là même qu'utilisait Mlle Martin pour noter la recette de la confiture de fraise, ce qui nous permettait de
résoudre des problèmes de proportion tout en regardant mijoter le sucre mélangé aux fruits, et qui deviendrai notre goûter.

Mlle Martin, combien d'enfants avez-vous sauvés de l'échec scolaire en vous amusant à enseigner vos leçons d'amour si particulières.

(Consigne 40 de Kaléïdoplumes )

Posté par cassymary à 10:09 - Ecrire - Commentaires [3] - Permalien [#]
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