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Un rendez vous qu'on annule au dernier moment. Une situation que l'on évite. Des amis qu'on refuse de voir, prétextant des tas de raisons. Des réunions d'école que l'on zappe. Des magasins que l'on fuit. Des fêtes de famille que l'on oublie. Et j'en passe. J'en passe tant et tant de ces situations vécues ou à vivre.

Seule depuis 4 ans, n'ayant de compte à rendre à personne, si ce n'est à moi-même, je gère, plutôt mal que bien, mais je gère.

Si je fuis, je n'ai aucun regard interrogatif posé sur moi. Si je panique, pas de regard compatissant. Si je suis en souffrance, aucun regard inquiet posé sur moi.

Parce que à la souffrance imposée par les phobies, les paniques. A la honte qui s'ensuit, s'ajoute l'humiliation d'être vue dans mon intimité de phobique.

Je n'arrive même pas à envisager que l'on puisse me dire "je t'aime ainsi" alors que tout ce qui fait ma fragilité m'amène à haïr ce que je suis.

Après tout ce temps, il espère que nos chemins qui se sont recroisés, ne fassent plus qu'un. Il m'a choisie il y a bien longtemps. Aujourd'hui il me choisie à nouveau, en toute connaissance de cause. Il sait les galères dans lesquelles je vais l'entraîner. Malgré tout, il persiste et signe.

Dans 10 jours, je change à nouveau de vie. Une tornade se prépare. Des changements qui en perturberaient plus d'un  vont prendre toute mon énergie. Nouvelle région, nouvelle ville, nouveau travail (si j'en trouve) et nouvelle vie de couple.

Cela fait des défis, beaucoup de défis. Je retrousse mes manches. j'ai mal au ventre. J'ai peur, mais j'y vais, bon sang de bonsoir!