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Mon blog, il faut que je te dise:

Je t'aime, oui je t'aime  parce que tu es mon témoin privilégié, parce que tu m'aides à voir plus clair en moi.

Je t'aime parce que tu es ma délivrance. Grâce à toi tout ce fouillis qui gesticule dans mon petit cerveau  s'envole pour faire des mots, qui eux mêmes forment des phrases, formules magiques pour dire mes joies, mes peines, mes coups de gueule, mes coups de coeur.

Mais surtout je t'aime parce que tu m'aides à vivre, à avancer, à comprendre qui je suis et ce que je veux.

Quand tu es né il y a presque 18 mois, je t'ai donné un nom, un qui me correspondait, un qui passerait inaperçu, comme si ce que je mettais là n'était que des mots aussitôt posés, aussitôt envolés.

"Sans importance", c'est le nom que je t'ai donné, tant je pensais que  ma vie l'était.

Je te rebaptiserais bien: "Tant d'Importance" car à mesure que tu as grandi, j'ai grandi avec toi.

Tu es le miroir de mes maux,

Tu es l'ami de mes mots,

Tu es moi et mes multiples facettes, un coup Cassy, un coup Mary, un coup Domie.

Cassy l'extravertie, la révoltée, la provocatrice, l'excessive, celle qui ose.

Mary la passionnée, l'optimiste, celle qui espère, celle qui donne.

Domie l'introvertie, celle qui doute, celle qui hésite, celle qui  se cherche.

Écrire sur tout, sur rien, mais exprimer, dire.

Écrire surtout,  et avant tout, ne plus jamais se taire.

Avec toi j'analyse, je décortique, et puis je me raconte, pour mieux me lire et me comprendre. Et raconter à nouveau, me raconter, me lire, m'aider à grandir encore.

Avec toi je n'ai plus peur de dire qui je suis, ce que je suis,. Je jete ma phobie sur le clavier. Je jete mes peurs en pâture. Ca me fait du bien. J'ai l'impression de les hurler, parce que je sais, que de l'autre côté de l'écran il y a quelqu'un qui lit, qui accepte de les recevoir en pleine poire ces peurs irraisonnées, comme pour adoucir mon fardeau.

Je me demande maintenant, comment je faisais avant. Et même si demain je ferme ce blog, il restera une bien belle aventure.