P6130087Matin et soir, je remonte cette longue rue qui va vers la gare (ou qui en vient, ça dépend du sens). Et j'y croise toute sorte de gens. J'y entends tout sorte de conversation. J'y vois toute sorte de choses, qui me révoltent ou m'amuse, en tout cas, qui me laisse rarement indifférente.

Ce soir, c'est sourire aux lèvres que je suis partie prendre mon train.

La scène se passe vers le milieu de la rue, à hauteur d'une épicerie. Un monsieur, la soixantaine, me croise, chargé d'un pack de 6 litres de "gros vin" et d'une bouteille de pastis. Son portable sonne. Il pose son chargement à ses pieds et répond.

_ Allô!

_ ......

_ Oui, j'ai fait les courses.

_ ....

_ J'ai acheté 6 litres de lait et une bouteille de coca.

_ ....

_ Oui oui, 6 litres de lait et du coca!

_ ....

Voilà comment une banale conversation téléphonique agrémentée d'un gros mensonge, peut illuminer ma fin de journée, ajouté à un temps printanier.

L'observation de mes concitoyens me donnent à écrire de jolies entrées sur mon blog, vous trouvez pas ? ;o)