DSCN1296En faisant le tour de mes blogs préférés, je suis tombée sur une entrée très intéressante chez Coumarine. J'ai laissé un com mais j'ai eu envie d'approfondir ici. Donc sur le même principe que de savoir qui de la poule ou de l’oeuf est venu en premier, voici mes réflexions sur les questions hautement philosophiques suivantes:

Est-ce qu’on donne parce que on a reçu ou bien est-ce qu’on donne pour recevoir. .

1) Peut-on donner sans avoir reçu? Que l’on parle d’amour ou de don de soi pour des raisons humanitaires ou simplement humaines, je réponds que oui, on peut donner sans avoir reçu. Et d’ailleurs pourquoi ne pourrions-nous pas?

Nous sommes les mieux placés pour ressentir le manque et les blessures que nous portons à cause d’un manque d’amour ou d’un manque de référence sur les liens parentaux ou amoureux. Et c’est sans doute ce ressenti là qui nous permet de donner, instinctivement, sans avoir reçu, ce que nous pensons indispensable à l’épanouissement de l’autre ou des autres.

Mais peut être aussi, nous pouvons donner parce que nous avons fait une rencontre, peut être même brève, à un moment de notre vie, avec un autre, qui nous a donné un concentré de tout ce que nous n’avions pas auparavant. Une sorte de guide émotionnel qui nous a montré le chemin, fait entrevoir le don de soi. Et je crois que ce personnage là, on l’a tous croisé un jour. Peut être un instituteur, un prof, un voisin, une personne de notre entourage ou même un héros télévisuel.

Je pense que quelqu’un qui n’a jamais, absolument jamais rien reçu, ce doit être extrêmement rare.

Parce que cette rencontre s’est peut être faite sans que nous en ayons eu conscience, on peut avoir l’impression de donner sans avoir reçu.

Pour ce qui est de l’amour, du don de soi en amour. Je pense que l’amour est au départ primaire, instinctif. On donne de l’amour parce qu’on se laisse aller à un état amoureux, sans avoir conscience de ce qu’on peut donner, et ce qu’on peut attendre en retour, en tout cas au départ. Mais donner en amour n’implique pas justement de recevoir en retour.

2) Faut-il donner pour recevoir: j’espère que non. Je crois que non. En fait la réponse n’est pas nette, car évidemment quand on donne, on a plus de chance de recevoir, et si on est en manque d’amour, il est évident que la meilleure façon de recevoir, c’est de donner.

En fait, je suis persuadée que lorsqu’on donne aux autres, ce n’est par forcément pour recevoir, mais pour SE donner à SOI. Je pense que réellement donner, c’est se servir soi-même. On se sent mieux quand on donne puisque inconsciemment on donne que qu’on voudrait recevoir.

En te donnant de l’amour, j’apprends à m’aimer moi, puisque je me considère digne de t’aimer, et si mon amour est entendu, à être aimé de toi.

De même dans l’humanitaire, je donne de mon temps, de mon expérience, parce que je me valorise, je me fais du bien, je m’estime ainsi.

Conclusion? En donnant aux autres, je reçois donc aussi de moi, et ça m’aide sans doute à mieux donner encore aux autres.

Bon j’ai le cerveau en surchauffe là, faudrait peut être que je donne de l’air frais à mes neurones fatigués, histoire qu’ils continuent à me donner l’inspiration nécessaire à ma prochaine intervention, de façon à ce que je donne une entrée potable pour recevoir des milliers de lecteurs ( bon OK! des centaines.... Bon Ok des dizaines. Pfffffff Vous êtes durs en affaire!!!!!!!!!!!!)