Cette semaine, le thème d'obsolettres était: écrire un texte commençant par "Il  n'est pas revenu", à la suite de mon texte, écrit ici: http://obsolettres.free.fr/viewtopic.php?t=1402  nous avons échangé sur le thème de la dificulté de nos jours à garder l'espoir en l'avenir, et j'ai lu la reflexion suivante : Ben dans les familles ou on peut pas envoyer les enfants faire de vrais études, ou on peut pas donner des vrais chances de " choisir ", c'est normal que le désespoir s'installe. Avant travailler dur permettait aux gens de s'acheter leur maison et d'épargner maintenant ça ne suffit pas forcément. Quelqu'un qui bosse dans une usine ou chez carrefour va se peter le dos mais a peu de chance d'avoir sa propre maison et le moyen d'envoyer ces enfants a l'unnif.

Et là évidemment je bondis, je m'insurge, je me révolte. Non mais ça c'est trop facile . Que les jeunes d'aujourd'hui soient désepérés, qu'ils ne croient plus en l'avenir, qu'ils aient peur , OK , c'est compréhensible avec le chômage, la précarité des emplois etc.... Mais qu'on ne vienne pas me dire qu'ils ont perdu l'espoir parce qu'ils n'ont pas la chance de choisir de faire des études à cause  d'un problème d'argent.

En France ( je ne sais pas ailleurs !) L'éducation, la culture sont ouvertes à tous, et on a un système éducatif qui permet à tous les enfants d'accéder aux études, et même aux études supérieures. Il y a des bourses pour les faibles revenus.

Mon père était SMICARD, il n'a jamais versé un centime pour mes études. J'avais les bourses et je travaillais l'été pour finaliser mon budget étude. Alors bien sûr, j'avais un appart minable que je partageais avec deux autres colocs, sans salle de bain et juste un chauffage d'appoint. je ne mangeais de la viande qu'une fois par semaine, je n'avais pas le téléphone, ni la télé, ni la chaîne hifi. Je ne faisais qu'une sortie par mois lorsque mes finances me le permettaient. Mes parents n'ont jamais eu de maison à eux ...Je m'en fou.... Ils ne m'ont jamais poussée à faire des études, au contraire!

Pour finir sur ce chapitre, on peut "réussir sa vie" sans faire d'études universitaires, on manque cruellement de maçons, d'ébénistes ou de plombier, et ce serait bon de remettre ses métiers à l'honneur pour qu'enfin, chance soit donnée à tous les jeunes d'avoir à nouveau de l'espoir.